dimanche 29 novembre 2009

Tebaldo 13e - le livrel en 2011

OLPC 1   -    SONY PRS 300    -   A4 couleur    -     photomontage jlb


Les 13e rencontres Tebaldo, consacrées à l’état de l’art dans le domaine du livre électronique nous laissent entrevoir et mieux imaginer ce que le livre électronique pourrait être dans les mois à venir.


Fondé par Bruno Rives, Tebaldo (en référence à Aldo Manuzio, voir ici ) est un observatoire des usages des nouvelles technologie et de la la robotique, de l’intelligence appliquée.


Plusieurs fois par an, une halte est proposée, respiration qui permet de faire un point sur les avancées dans le domaine des nouvelles technologies sur lesquelles Tebaldo portent un oeil vigilant.


Si le livre électronique tarde à émerger (parce que la technologie peine à mettre au point des dispositifs ergonomiques, en phase avec les attentes des consommateurs), les perspectives sur le court terme (deux ans) se dessinent avec une acuité plus lisible aujourd’hui.


Les readers, qui, ces dernières semaines se succèdent à un rythme soutenu, ne sont pas pour autant l’outil idéal.


S’ils sont adaptés aux contenus disponibles, ils ne répondent pas pour autant aux critères qualitatifs que l’on est en droit d’attendre d’un dispositif qui se vend pour l’essentiel aux alentours de 250 euros. Essentiellement pour des défauts d’ergonomie patents comme par exemple le passage obligé d’une transition noire à chaque changement de page, handicapant. Quelque furtive que soit le trouble visuel qu’elle affiche, ce désagrément est pénalisant pour qui souhaite engager une lecture intense.


Nous disposons actuellement sur le marché mondial une cinquantaine de modèles différents. Bruno Rives avait pronostiqué prudemment 30 modèles fin 2009.


Il convient de distinguer 4 familles de produits, selon les usages et métiers concernés par le numérique. L’édition, la littérature, les applicatifs professionnels ne répondent pas aux mêmes besoins, aux mêmes formats, aux mêmes technologies d’affichage. Ni aux mêmes caractéristiques esthétiques ou fonctionnelles.


A cet effet, nous avons pu examiner les derniers prototypes issus des fabricants asiatiques (Taiwan, Japon, Corée, Chine) qui développent des solutions adaptées à telle ou telle typologie de consommateurs. Les acteurs du secteurs sont PVI, AU Optronics, Bridgestone, Fujitsu, Mirasol, Seiko Epson, Brother, Sony, Philipps (exclusif pour le groupe de presse Hearst)...


Les majors de l’électronique sont mobilisés ! Les métiers vont évoluer avec disparition/émergence de nouveaux venus ; les acteurs économiques s’élancent dans la compétition


À noter que les grand papetiers et imprimeurs ont abordé le virage technologique et deviennent au Japon les fournisseurs de papier électronique, pasant de la pâte à papier aux octets via les substrats véhiculant l’e-ink (voir définition/explication sur wikipédia, ici). 



C’est le cas notamment de Daï Nippon Printing et Toppan (qui dispose du premier réseau de libraires nipons).


A4 flexible, A7 à A3 en couleur, sobres en énergie.
Les A3 et A4 couleur présentés étaient rigides, seuls les A7 et A5 teinte de gris étaient flexibles
Tout d’abord, la grande nouveauté, c’est la découverte de prototypes flexibles, en couleur. Un grand pas est franchi. L’affichage sur format A3 bénéficie d’un contraste acceptable mais « optimisable », tout comme la vitesse d’affichage. Mais il faut y voir une avancée technologique de tout premier ordre. On peut ainsi lire en taille réelle un quotidien, en couleur !


La tablette A4 présentée (adaptée à l’univers scolaire, classes de 6e et 5e) est au rendez-vous, quasi-parfaite, avec une partie logicielle aboutie, opérationnelle d’ores et déjà pour satisfaire aux besoins des élèves concernés. Le texte est surlignable (on voit le texte apparaître sur le fond de couleur ; on peut écrire dessus, choisir épaisseur et couleur du trait, c’est au point. Les liens interactifs sont également au rendez-vous. Les élèves de Chine pourront l’utiliser dès 2011, assortie d’une connexion avec l’ardoise du professeur et également avec le tableau blanc numérique qui trônera en lieu et place des tableaux noirs et la craie qui ont fait le bonheur des nos années de collège. Selon les fabricants, l’encre utilisée supporte 100.000 à 300.000 passages, au-delà, il faut « recharger », mais c’est suffisant pour en assurer l’usage sur plusieurs années.


Affichage grand format
L’affichage se dote de dispositifs innovants avec la possibilité d’avoir des zones visuelles fixes et des zones modifiables pour par exemple délivrer des messages interactifs sur un guichet d’accueil.


Et toujours, grâce à l’e-ink, une consommation d’énergie minimale. En lui adjoignant un panneau solaire, on atteint une autonomie totale.


Si, actuellement les smartphones et notamment l’iPhone remportent un succès indéniable, le contenu étant au rendez-vous (plus de 16.000 livrels déjà disponibles sur l’AppleStore !), il est acquis que ce type de terminal a un avenir assuré. Si la lecture d’un roman sur écran 3,5 pouces est acceptable, elle est confortable pour consulter la presse quotidienne ou les magazines, les médias ont su fournir une ergonomie idéale.


Les avancées acquises.
- la résolution s’améliore et passe de 165 à 385 dpi ;
- le rigide s’apparente à l’ordinateur, le flexible apparente au papier ;
- la qualité couleur est impressionnantes (le contraste sera amélioré rapidement) ;
- écriture, commentaires, surlignage, (clavier virtuel) sont opérationnels ;
- les coûts vont spectacilairement baisser et passeront dans 2 ans sous la barre des 20 $ pour une encyclopédie en 15 !!!
- la feuille est promise à un avenir prometteur ; elle supplantera à moyen terme les readers actuels.
- arrivée en natif du bluetooth, du Wifi, du tactile.


La grande inconnue réside dans l’usage des tablettes.
Si les readers ne seront qu’une phase transitoire, les ordinateurs et tablettes seront un moment encore d’actualité (sans doute pour la convergence qu’elle offre : plate-forme idéale pour mixer dans les usages vidéo, musique, lecture, TV, photo, ...


Et c’est bien sûr Apple qui est en ligne de mire.


L’ensemble des acteurs attend de pied ferme l’annonce de Steve Jobs avec une mise en vente au premier semestre 2010 ou... au second. Le produit qui sera commercialisé fera l’objet de toutes les convoitises de la part de ses concurrents...


Avec sans doute deux niveaux de prix dont un basé sur un modèle économique inédit (Apple sait sait innover, déjà avec liPod / iTunes et encore avec l’iPhone/ Apple Store), d’un nouveau genre, il signera l’amorce d’un produit qui fera décoller la lecture numérique même si les amoureux du papier si nombreux, tanceront une fois de plus le visionnaire de Cupertino.


il va sans dire que l’été sera chaud... Une ère nouvelle déjà se prépare.






samedi 28 novembre 2009

Jeremy Ettinghausen, digital publisher [SNE : 2/2]




Virginie Clayssen : "Inventer la révolution numérique"
Prenant la parole à la suite du président du SNE, Virginie Clayssen (présidente de la commission numérique du syndicat), a ensuite dressé un bilan de l’émergence du numérique en 2009.


Depuis dix ans, des pans entiers de l’édition sont déjà acquis au numérique : médical, juridique et technique sont déjà en place. La littérature, secteur emblématique de l’édition commence à être touchée par cette migration : « La grande révolution du numérique a commencé, ; ailleurs, l’offre est abondante, aux États-Unis, au Japon, en Corée du Sud, au Royaume Uni » annonce-t-elle.


Après avoir dit combien l’année écoulée avait été très riche au sein du syndicat : travaux et réflexions ont réuni autour d’un bureau de 10 personnes, un noyau de 60 autres, allant jusqu’à 100. Deux commissions ont planché sur :


1 - les normes et standards en s’inspirant de ce qui se fait à l’international en vue d’harmoniser notamment «les formats de fichiers ouverts » afin de permettre une interopérabilité idéale. Flux, métadonnées, pédagogie pour pousser les contenus vers le lecteur, développer une ergonomie efficace ont également été abordés : « on apprend en faisant ; le numérique impacte tous nos métiers »


2 - le modèle économique dans différents axes :
- prix ;
- vente au chapitre, intégrale de l’ouvrage, abonnement, bouquet ;
- le problème de la TVA ;
- comment le libraire va continuer à vivre au travers du numérique.


Sur les trois témoignages proposés à la suite, le deuxième mérite un coup de projecteur particulier.


Le premier, animé par Ronald Schild était consacré à la plate-forme de distribution allemande www.libreka.de à destination des éditeurs et libraires.


Le troisième, était conduit par l’italien Piero Atanasio (www.arrow-net.eu). Dévolu à l’établissement des normes fixant permettant l’identification des fichiers liées à l’édition numérique ; très technique, il ouvre la voie à une standardisation européenne.


Il était là, assis juste à côté de moi, j'ai pas capté...
Jeremy Ettinghausen, éditeur numérique, chargé de développer la division « non papier », mène une expérience passionnante au sein de la célèbre maison d’édition britannique. « Je suis payé pour ne pas penser papier », aveu significatif de sa préoccupation de faire émerger du contenu exclusivement numérique.


L’expérience se déroule donc sur des terrains très innovants (on voit déjà dans l’hexagone se développer des réussites similaires comme celle, par exemple du « Roman d’Arnaud » en écriture via Facebook par trois jeunes auteurs physiquement éloignés : Gwen Català en Thaïlande, Jean-François Gayrard au Québec et Christophe Sanchez en Languedoc ; ou encore « Croisade », le fameux twiller de Thierry Crouzet).


Toutes les pistes, tous les médias, tous les terminaux de consultation (y inclus la Nitendo, la Wii, ...) sont sollicités. C’est un mix de tous ces supports qui sont en lice pour construire de nouvelles écritures, une sorte de « mix entertainment » où se mêlent GarageBand (le soft d’Apple pour créer des pistes musicales depuis un Mac), Word ou encore Google maps pour suivre à la trace les héros, l’incursion des gamerst, la réalité augmentée : tout est bon. Tout est open, pas de limite...


Il mixe TOUT: c'est le socle du rich média !
« Créative ? terrorist ? » Jeremy s’interroge à peine, ne localise pas la frontière. Son challenge est unique. Juste un « We Learn ! » et déjà des centaines d’internautes se sont rués sur le projet. « « People get linked together »


Une création textuelle à six auteurs est en élaboration. Des sites dédiés sont en place pour retour d’usage, collaboration, interférence de la blogosphère dans les scénarios. Bref, tout ce qui l’on peut imagine est passé à la moulinette dans ce vaste conteneur à idées d’où jaillira les écritures... L’aventure semble si excitante... prolixe, prometteuse ?


C’est le digital content de demain, en phase d’exploration. Des fictions interactives : « We tell stories ». Et quelles histoires ce doit être... Inutile de dire l’enthousiasme de Jeremy, volubile qui nous explique tout ça (j’ai dû manquer quelques perles, un Anglais qui parle anglais pour expliquer tout ça, sur un ton où l’humour est omniprésent nécessite une maîtrise fort avancée de la langue que je ne maîtrise, hélas, pas...


On citera le projet « 6 weeks / 6 authors / 6 stories ». On consultera son blog ou encore, pour les enfants, des jeux interactifs « simple, easy to create », des maîtres mots qui animent son enthousiasme.


« People share their stories » Le collaboratif jusqu’à la substantifique moelle. Un régal ! « Electronic art, stories telling » tout simplement et encore : « new opportunities, new content, crowdsourcings » « can a community write a novel, let’s find it » « Stop writing and put your pencils down » ... Tout y est ! Tout est dit.


Bref, un feu d’artifice de création, d’innovation. Une belle leçon, un formidable coup de booster dans l’univers poussiéreux, jurassique de la littérature. Même s’il reconnaît que peu de jeunes lisent, son challenge est un extraordinaire pari sur une hypothétique réussite. Fleur au fusil, Jeremy fonce ! Il y croit.


On sort de là tout éberlué (ça se passe dans le cadre du SNE...) , émerveillé : quelle audace !. Ce n’est que le début...


Jeremy Ettinghaussen : les goodies



Jeremy Ettinghausen, digital publisher at Penguin UK, said it had created the site as part of a wider strategy to focus on offering services as well as distributing content. "We asked what services we could create in the business of storytelling and whether we could make a service rather than just distributing content," he said. "What we're not trying to do is sell books - we've made a distinction between marketing books and providing a service."



Penguin will promote the site through PR activity to parenting sites and blogs, in addition to functions on the site encouraging children to forward content to friends or print it out to take into school.




Ettinghausen said Penguin plans to expand the service if it proves a success, with mobile apps the most likely next step.



ou encore une interview ...






Ainsi éclôt, sous nos yeux hagards le « digital editor » de demain de déjà aujourd’hui .. J’en redemande, je suis conquis !


jeudi 26 novembre 2009

SONDAGE nouveau

Suite à un oubli inadmissible de ma part, le sondage sur les livrels a été remis à jour. Avec mes excuses...

Attention les 3 votants s'étant déjà exprimés sont "invités" à revoter, le précédent sondage ne pouvant être modifié à la volée.

Mais déjà, les 3 réponse apportent de l'eau à mon moulin : l'impérieuse nécessité d'entreprendre mon tour de France : je me doutais bien du résultat, ceci vient donc corroborer mes "craintes"...

350 livrels en 3 jours !

© iPhonesavior.com
Le rythme s'accélère !

Ainsi, iPhonesavior.com nous l'apprend, c'est au rythme soutenu de près de 5 titres par heure que l'AppStore s'enrichit d'ouvrages.

Steve devrait mettre les bouchées doubles pour, enfin, sortir l'iBidule, que nous appelons tous de nos voeux...

Aucun jeu nouveau n'a été mis en ligne pendant les trois derniers jours... Et si le livrel prenait la tête du nombre d'applis disponibles sur la boutique en ligne ???

À ce jour : 115.823 applications disponibles dont 15.691 livres en 3e position derrière les jeux, 19.953 et les loisirs en 2 avec 16.448 !)

Hier soir, sur la même rangée de sièges, nous étions 3 sur 8 à lire sur iPhone dans le métro parisien... sur 4 lecteurs (1 lisait Direct soir...)

Les droits des auteurs à bras le corps ! [SNE : 1/2]

J’organise dans les semaines à venir une série d’événements liés au livre électronique, dans une vingtaine de villes en France et en francophonie.

Merci de répondre au sondage en tête de la colonne de droite. Pour garantir la pertinence de cet événement, merci de répondre « en votre âme et conscience ». Il s’agit d’apporter une réponse à tous ceux qui se posent des questions ou veulent en savoir plus sur le livrel.


MERCI d’en parler autour de vous et de faire voter.

à la tribune : Jeremy Ettinghausen, éditeur numérique Penguin UK, Patrick Gambachet et Virginie Clayssen

C'est à peine croyable et pourtant, c'est vrai, j'y étais (comme prévu) ! Décodage de 30 pages de notes...


Le SNE (Syndicat National de l'Édition, l'association des éditeurs de France) organisait donc les deuxièmes assises du numérique cet après-midi à la maison de la Mutalité, au coeur du 5e arrondissement de Paris.


À la tribune pour introduire les assises : Serge Eyrolles (qui est « intervenu devant une commission de 30 députés » ce matin à l’Assemblée nationale), entouré de Patrick Gambache et Virginie Clayssen, directrice du numérique au sein du SNE.


DROITS DES AUTEURS

Bille en tête, le président annonce que cette fois-ci, c'est la bonne ! On va s'en occuper une fois pour toutes : « Il faut protéger les droits d'auteurs.» C’est dit et enregistré !


OUF, nous attendions tous ça depuis des années. Enfin, le SNE prend conscience que c’est l'axe central de l'avenir face à l'émergence du numérique.


Quoique... quoique... le président ne dit pas la totalité de sa pensée. S'il est bien question (comme certains comme moi au passage de revoir la convention deBerne qui remonte au milieu du XIXe siècle quand même) de s'y intéresser, l'histoire ne dit pas (et je doute que ce soit le cas...) comment vont se répartir les morceaux du gâteau (faisons confiance et prions que ce ne soit pas une tarte à la crème).



GOOGLE — PRIX DE VENTE NUMÉRIQUE vs PRINT — TVA


« Le SNE a rencontré récemment les représentants de Google » . Bien évidemment, les positions divergent, s'opposent... Ça continue de dialoguer, prochain rendez-vous en janvier. Le SNE est escorté dans ses discussions par MM. Racine, Teyssier et Janneney (de la BNF) ; il s’agit de débats purement techniques. On n’en saura pas plus.


En revanche, nos instances nationales se penchent d’ores et déjà sur une question essentielle : » Qu’est-ce que le livre numérique ?» et tous les sujets y affèrent et qui en font, comme le livre papier (print), le même concept, à savoir le même contenu, les mêmes règles, le même prix (comment ça ?), la même TVA. Viennent se greffer la notion de service attaché à l’interactivité, le contenu enrichi (multimédia), bref, la définition du modèle économique (c’est pas gagné...). De l’aveu même de M. Eyrolles et je cite : « On est en plein délire » ... Stockage, main d’œuvre, marketing (tiens, il n’a pas évoqué l’impression ni le façonnage : pliage, assemblage, reliure englobés dans la main d’œuvre...)


On en vient au prix du numérique vs le print. Alors la question est posée : « Est-ce - 60 % (il ne faut pas pousser, quand même) ou - 15 à - 30 % » (on se rapproche du marketing de la demande... sachant qu’in fine on parle plutôt de -10 à -15 %; ce qui à l’évidence est mal barré, les lecteurs vont pas se jeter dessus à ce taux-là...)


Quant à la TVA, la notion de service étant ancrée dans les mœurs, c’est quasi peine perdue, ce sera mission impossible pour faire bouger les lignes... Gros bobo, là!!


Le SNE s’attache à la protection des droits d’auteurs : créativité et droit moral. La rémunération des auteurs est au cœur du dispositif. Pour l'instant, « nous n’avons pas trouvé de solution. » ( Re-aïe...)


Bref, la volonté de s’y attaquer est là, mais sans résultats prévisibles : coup d’épée dans l’eau! Zut, tout va continuer comme avant... Évocation de la possibilité pour les internautes d’une courte citation en précisant que ce n’est pas quantifiable, juste de façon à ne pas dévoiler l’œuvre.


Le syndicat attend avec impatience le verdict de la cour de justice de l’état de New York qui sera prononcé le 18 décembre. «Google est stressé, en l’attente du verdict»...


PLATE-FORME DE DISTRIBUTION


Puis vient la plate-forme commune de distribution. Le président se félicite de la mise en place de portails qu’il faut développer encore, car il faut, dit-il, « une offre très importante » (en termes de volume). « Il faut, ajoute-t-il, se battre pour une plate-forme française » capable de proposer une offre conséquente et pour cela, il faudra investir beaucoup (Combien ? Qui ? Pas précisé.). « C’est essentiel... une question de survie », martèle Serge Eyrolles avec persuasion.


La survie sera au rendez-vous si le gouvernement s’implique pour la numérisation, car le travail à réaliser est phénoménal : 1 million d’ouvrages à scanner (lesquels, de quelles origines, de quelles époques ?) dont les ayants droit peuvent revendiquer rémunération. Pour comparaison, le fond de Gallica 2 représente 15 000 ouvrages. Le boulot est donc phénoménal... coûteux (Google pourrait le faire pour rien, mais bon, cela ne colle pas avec les objectifs contradictoires des protagonistes...)


FINANCEMENT DE LA NUMÉRISATION - RÉPARTITION DES COÛTS


Rappel de Serge Eyrolles : le grand emprunt a budgétisé 4 milliards d’euros pour le volet numérique, Frédéric Mitterrand a chiffré à 750 millions d’euros. Reste l’apport du CNL qui consacre 10 millions d’euros par an dont 1/3 à 1/4 revient aux éditeurs. Les petits éditeurs ne sont pas les oubliés dans l’opération : 40% de la numérisation est à la charge de l’éditeur, 60 % le sont à l’État. Le CNL étudie deux fois par an les candidatures : « il faut déposer des dossiers ».

Dans ces conditions, ça va traîner quelques lustres...


OEUVRES ORPHELINES - OUT OF PRINT


M. Eyrolles n’aime pas la notion d’oeuvres orphelines, bref, le sujet est quand même au menu. Le marché est gigantesque, « ...il y a des dizaines de milliers d’œuvres desquels on n’a pas retrouvé traces des ayants droit... ». Nous devons nous y employer et assurer la formation des libraires et éditeurs auc nouveaux comportements et usages induits par le numérique.


Virginie Clayssen précisera toutefois plus tard dans le compte rendu [2/2], à venir, que depuis longtemps (30 ans NDR) la numérisation fait partie intégrante du process de fabrication du print mais, par culture et rejet de la technologie, les acteurs de la chaîne préfèrent en ignorer les arcanes... Il est temps de se réveiller... Les US, le Japon, les pays d'Asie, eux, sont au fait...


Quid de la numérisation, quid de la recherche des ayants droit? Impasse (quasi...). « Face à Google, on est un peu des nains » et pourtant, la France est un pays dynamique, leader en Europe. Il faut « résister aux tsunamis commerciaux » que Google nous oppose. « Nous ne sommes pas d’accord, mais il faut dialoguer avec [le géant de Mountain View] ! »


Quant aux oeuvres épuisées : « il n'y en a plus, n'en parlons pas Expéditif...


Et de conclure : « Vive l’écrit ! »


Le président du SNE s’en sort bien, le ton est ferme mais courtois, et les rapports avec Google seront tendus, mais la volonté de dialogue des deux côtés existe. Globalement, le sentiment que le syndicat se bouge est patent (c’est épatant).


Dès lors, on peut penser que le SNE a parcouru en quelques mois un chemin impressionnant, que ses positions ne sont plus celles qu’il avançait jusque là et encore tout récemment. Double salto arrière ? La filière semble vouloir prendre le taureau par les cormes et s'atteler à l'ouvrage. C'est une excellente nouvelle.


Il faudra rester vigilants, mais on peut mettre au crédit de son président une très bonne prestation et enfin une volonté de prendre le dossier à bras le corps. Je vote pour, mais ce n’est pas un blanc-seing.


Rendez-vous est pris pour les prochaines assises en mars dans la cadre du Salon du Livre (il existera bien, donc).


mercredi 25 novembre 2009

Tablettes / livrels selon Engadget


en illustration, Amazon Kindle DX

Le site de référence de tout geek, Engadget.com a publié à la mi-novembre un récapitul atif des meilleures liseuses du moent.

En attendant celle d'Apple qui manque au table, quelle est celle que vous préférez ?

Rappel pour les amoureux du vélin 110 g/m2, une case vous est spécialement réservée. N'hésitez pas à vous défouler si vraiment vous persistez à penser que ceux qui vous parlent ça et là que ces machines sans âme, inodores et sans saveurs, ne sont pas eux aussi des consommateurs convaincus de la bonne vielle reliure de papa !

Plumetis de glace sur Enceladus

-----
Image: NASA/JPL/Space Science Institute

Magnifique cliché publié sur Wired le 6 novembre par la sonde Cassini!

Ces paillettes de glace (voir les détails en cliquant sur l'image ci-dessus ou sur
http://www.wired.com/wiredscience/2009/11/enceladus-plume-flyby/) qui virevoltent à proximité de la lune de Saturne, Enceladus sont issues du pôle Sud de la planète.

Prise à 120 000 miles de la surface de Saturne, la photographie met en valeur ces spectaculaires "plumes" composées, semble-t-il de vapeur d'eau, de sodium et d'éléments organiques.

Splendide !!!

dimanche 15 novembre 2009

iPetals: chargeur solaire et dock iPhone

© Mac Funamizu, creative commons 3;0

Mac Funamizu est un designer japonais qui nous émerveille par ses concepts novateurs et audacieux. Je suis fan !

Il semble par ailleurs avoir un faible pour la France, ses créations, son site s'inspirent fortement de notre culture.

Sa dernière livraison sur son blog, petitinvention (voir les autres visuels de l'iPetals) répond pleinement à ma quête d'un chargeur solaire pour 'iPhone.

Son travail, consacré pour bonne partie à l'univers d'Apple (projets relatifs aux ordinateurs et accessoires possibles) fait mouche à chaque essai.

Son iPetals allie esthétique et fonctionnalité. C'est le sens même qu'un designer donne à son oeuvre.

Merci ! À quand l'iPétals sur nos étals ?

samedi 14 novembre 2009

Lanfeust : 4,90€ (numérique) vs 13,50€ (papier)

© Arleston - Tarquin - Editions Soleil

Près d'un tiers du prix : imbattable.

Le munérique arrive à grand renfort chez DigiBidi le spécialiste de la BD.

Lectures des 10 / 15 premières pages selon les titres, affichage plein écran.

La BD innove, embraye et amorce le marché.

Ne rêvons pas, jamais nous n'aurons de différentiel de prix (et c'est à souhaiter) de cet ordre pour la littérature ni même pour la documentation scientifique ou juridique, mais gageons, d'ores et déjà que l'envolée sera bénéfique...

jeudi 12 novembre 2009

À Garance (du Rouard de Quierzy)




Le 13 novembre 1990 , dans une loge du XVIe arrondissement de Paris, naquit Garance, fille d'un couple modeste hispano-portugais, Garance eût d'autres parents.

C'est le récit de sa vie que trace au fil des jours Anne-Laure Buffet sur son blog Drôle-d'endroit.

J'ai découvert ce blog fortuitement, hier, mercredi, Anne-Laure et moi étant devenus amis par la magie de Facebook, grâce à Jeff, l'un des trois auteurs du Roman d'Arnaud, un thriller dans lequel je joue un rôle macabre (SL). Cet ouvrage, co-écrit par Gwen Català depuis la Thaïlande, Jean-François Gayrard à Montréal et hCristophe Sanchez à Paris, s'offre à près de 300 fans chaque jour sur Facebook. S'en suivent des commentaires, dialogues des internautes qui parfois s'invectivent, ... les followers comprendront le pourquoi de ces points suspensifs, il est des retraités insomniaque qui, jusqu'au bout de la nuit y laissent leur santé... allez voir, vous en reconnaîtrez certain !

C'est passionnant.

Ainsi se mixe SL et IRL (second life et in real life ainsi que l'exprime Lorenzo Soccavo, prospectiviste du livre et de l'édition, le monsieur qui nous explique de ce que demain sera fait).

Ainsi se nouent amitiés, rencontres. C'est exaltant.

J'aime cette période charnière où les découvertes inopinées interfèrent avec nos vies "classiques".

C'est un peu, je le devine, le destin de Garance que nous propose Anne-Laure.

J'aime ce récit, plein de vie, de vérité, de faux-fuyants, de faux-semblants, d'amour, de non-amour, de désamours.

L'éveil d'une adolescente aux réalités du monde.

Difficile pour qui est issu de parents modestes, grandit dans la société cossue du XVIe et qu'on ambitionne, après de brillantes études scolaires, à un poste prestigieux après Sciences Po...

Le roman s'écrit, là sous nos yeux.

Merci Anne-Laure pour ton grand talent, pour la justesse du récit, tu écris la vie, nous sommes à ton écoute. Mon avis importe peu, je suis piètre lecteur.

J'aime. Je suis fan, encore dans la seconde vie, prêt à entrer dans la vraie vie.

Au fait : Joyeux anniversaire, Garance, ce bouquet pourpre, garance, juste pour toi, pour tes 20 ans.
20 ans tout comme Oriane, ma fille les a fêtés le 3 novembre.

De ma part, s'il te plaît, Garance, quelques fleurs à ta maman (ne choisis pas, tu sais qu'elles comptent toutes deux)... et merci d'extraire la plus belle que tu remettras de ma part à Anne-Laure en signe d'amitié.

Je déteste mes parents. Pour n’avoir pas su m’apprendre la valeur des sentiments. En effet, Garance, c'est détestable !

J'aime les réseaux sociaux...


mardi 10 novembre 2009

Chope la soupape, c'est bath*


Hé ben dis donc, ça s’arrange pas. Qu’est-ce qu’ils peuvent nous raconter comme sornettes les journalistes !!!


Ça y est, Slate embraye et part en life, un dérapage incontrôlé sur fond de livre électronique.

C’est pas croyable le nombre d’inepties que l’on peut lire ça et là (surtout là) dans la presse ... Horrible.

Ylan de Raspide (bel anagramme, ma foi...) est un éditeur et il assène des vérités vertes et pas mûres


C’est parti. Faut s’accrocher, c’est du lourd ; je cite :

« Les éditeurs prennent le livre électronique très au sérieux, peut-être suite à l'expérience des majors du disque »

Ah bon, non on ne l’avait pas encore fait celle-là... les éditeurs ... très au sérieux : ça se saurait. ; je continue :

« avec une foi 2.0 » : mais bien sûr, tu colles un 2.0 dans un papier et là, coco tu fais de l’audience. C’est quoi la foi ??? La foi 2.0, on atteint des sommets... ; ensuite :

« Le livre se définit comme un ensemble de feuilles, rassemblées en cahiers, portant des signes, et destiné à être lu » Hou la la, faut que j'retourne à l'école... ; et puis :

« Cette loi, [Lang] qui a permis à un réseau de librairies indépendantes de résister face aux grandes surfaces du livre (Fnac, Virgin, Leclerc) est la garante d'une diversité de l'offre culturelle ». Je reste bouche bée : les libraires ont résisté à quoi ??? La loi Lang favorise la diversité culturelle ??? Faut nous expliquer, je dois vivre sur une autre planète à coup sûr, mais ce n’est pas fini :

« Bien entendu, ces textes lui seront proposés à des prix qui dépendront non des éditeurs, mais des revendeurs! Adieu le prix unique! ».


J’en ai assez lu, STOP.

Demandez plutôt à Charles Kermarec qui fixe les prix des livres, il doit le savoir, c’est le plus grand libraire de l’Ouest... et il dénonce sur son blog, Au delà de cette limite, ici l a chose suivante :


« Accordez vos actes avec vos discours. Les libraires ne mourront certes pas de perdre leur temps et leur argent à vendre des e-books. Mais les conditions des contrats de vente de e-books que vous avez écrites sont des conditions qui, d’une part, nient la qualité de libraire, et qui, d’autre part, les ravalent au rang de larbins sous-prolétarisés. »


Si c'est pas un SOS, c'est... un sacré coup de gueule. À qui croyez vous que Charles Kermarec faisait allusion ? Bingo, aux éditeurs.

Mais il est vrai que Dialogues est situé près des Abers, une contrée loin de la capitale (4 h 30 via TGV, c’est plus loin que Marseille...) Alors là, y a joker, c’est plus en France... Enfin, ça va pas dansle sens du monsieur au bel anagramme...


Ensuite quelques évidences émanant du SNE (syndicat national de l'édition) qui tout de go, citant une étude de Carbone 4 commanditée par Hachette, c’est dire si c’est crédible : tu vois le truc : Hachette commandite une étude (il est où le lien pour consulter l’étude ???) et nous déclare un tissu de contre-vérité sur le bilan carbone (y compris les émissions de GES pour déplacer les troncs d’arbres d’Amazonie en Autriche ; Ah zut, on avait oublié).


C’est un peu comme le sondage d’Ipsos Media CT commandité par le Ministère de la Culture AVANT la loi Hadopi qui conclut tout l’opposé de l’argumentaire bâti anéfé par la ministre de tutelle pour nous faire avaler des couleuvres du diamètre d’un anaconda amazonien.


De grâce, M. Colombani, un peu plus de rigueur...


Je vous invite à vous plonger dans la lecture de la plus grosse farce écrite jusqu’à présent (et on n’a pas tout lu, attendons-nous au pire...) sur le splendide site de Slate, là.


Ça me file un sacré coup de bourdon cette histoire. Des fois, je me dis que tout compte fait, se retrouver décapité, gisant sur un établi, baignant dans son hémoglobine (ça, ça doit plaire à Samir), c’est un luxe qui n’est pas donné à tout le monde, à lire Le Roman d’Arnaud, pages 26-27... J'exulte !


* Le titre ? J'aime bien cette phrase d'Higelin et c'est pas plus bête que "Slate dérape"...

vendredi 6 novembre 2009

Exquis réquisitoire (de Fortune) sur Steve (Jobs)


Steven Paul Jobs est avant tout, un être d'exception qui traverse les décennies en traçant un sillon dans lequel ses suiveurs (les entreprises informatiques de la Silicon Valley, aux portes de San Francisco, en Californie) s'empressent de planter leurs graines avec l'espoir d'en tirer profit. 33 ans que ça dure...


Pour autant, avons-nous compris quel sillage il trace et où il va, où il nous conduit ?


La dernière livraison de Fortune, dans son classement annuel des 500 plus grandes entreprises US, fait la une sur un titre élogieux : Steve Jobs CEO (P-D. G.) de la décennie, rien de moins ! (les esthètes apprécieront au passage une composition typographique harmonieuse mêlant deux fontes). Quelques sous-titres relevés en une dont : "comment il a changé notre monde". Si ce n'est pas dithyrambique...


Sans vouloir faire de prosélytisme (quoique...) , j'aimerais revenir sur cet hommage rendu par le magazine américain avec pour toile de fond une deuxième réflexion qui, bien sûr est sous-jacente au titre : " Comment il va changer le monde !" car c'est bien de cela qu'il s'agit, aujourd'hui.


Steve Jobs sera-t-il le maître du monde. Non, ce n'est pas son graal ! Il est de toute autre nature et derrière ce visionnaire hors pair, se desine un humaniste exceptionnel.


Si l’obsession qui l'a animé à la création, en 1976 d'Apple computers a été clairement exprimée : "Je veux créer un ordinateur qui soit au service de l'Homme" lui a valu quelques déconvenues (on n'oubliera pas son éviction en 1985 de la société qu'il a fondée...) il lui a permis en revanche de se "refaire". Selon ses dires, son éviction lui a été bénéfique (cf le discours aux étudiants de Standford, à visionner sur http://vimeo.com/358828).


Eloigné, blessé, Jobs, dans un sursaut s'est, à l'ombre de Next (système d'exploitation qu'il a créé pendant sa traversée du désert), forgé un tempérament de super winer. Puis il est revenu en 1997, par la grande porte, a fait le ménage, a repris les rennes et a permis à Apple de redécoller après 12 ans à tutoyer le dépôt de bilan, sauvé par une injection de 400 millions de dollars par... Microsoft (qui a ainsi évité de se trouver en position d monopole, il n'y avait pas dans la démarche de Bill Gates d'autre objectif, alors que d'éviter un passage devant la Cour de Justice...)


Après avoir consolidé la seule société au monde qui, dans le domaine informatique, produise à la fois le matériel et le système d'exploitation agrémenté des logiciels optimisés et en phase avec les composants électroniques, il ambitionne d'aller encore de l'avant.


Il s'affranchit de l'étiquette informatique dès le début des années 2000, en transformant l'entreprise en Apple Inc. ; exit le "computers". Jobs s'est alors lancé à la conquête du grand public.


Supplanter Sony, maître incontesté dans le domaine de la musique (Sony vendait des chaînes, des walkmans et... de la musique) n'a pas traîné : en 3 ans, l'iPod et l'iTunes Music Store ont explosé deux générations de mélomanes (plutôt des rockers) habitués aux cassettes, CD. Jobs a institutionnalisé le MP3 (bien que son format "maison" soit le AAC).


En 8 ans d'existence, Apple détient 73% de parts de marché dans la vente de la musique online aux États-Unis... Jobs est passé maître dans l'art de vendre de la musique avec une idée simple : la vente non plus d'un album complet mais d'un morceau de musique à 0,99 cent l'unité. 8 ans, plus de 8 milliards de titres distribués par internet.


Un tsunami : Apple vainqueur de Sony par KO. Sony ne s'en remettra probablement jamais, après avoirt pourtant dominé de pieds en cap une industrie très florissante...


Puis épisode iPhone... là encore, inutile de décrire le succès phénoménal du terminal frappé d’une pomme... Un seul modèle (même forme, mêmes fonctionnalités améliorées) et non pas une gamme de 20, 30 modèles différents... un magasin en ligne pourvu aujourd’hui de plus de 100,000 applications.


Entendons-nous, pour le moment, un titre de livre est considéré comme une application à part entière. Cette logique va rapidement laisser place à une autre notion : la distribution gratuite d’applications permettant d’acheter un contenu payant. La roue tourne, l’affaire se bonifie. Ceci étant valable pour les jeux, l’édition de livrels, etc.


Et nous arrivons aux portes de Noël où, cette année, le livre électronique est promis aux plus belles ventes (3 millions de readers prévus), du contenu à se mettre sous la dent. Vivement la publication du Roman d’Arnaud (en cours de gestation par 3 jeunes auteurs qui s’attaquent à un monument prometteur, une écriture via internet, publiée au jour le jour via Facebook, voir le post précédent).


Un seul absent, un absent de marque : Jobs ne sera pas cette année aux premières loges. Le lecteur tant attendu, souhaité par les aficionados, ne serra, a priori annoncé qu’à la mi-janvier pour une commercialisation au printemps 2010...


Au-delà du symbole de Noël, Steve Jobs avance sur son jeu de Go et encercle un peu plus ses « adversaires ». Le produit et ses fonctionnalités seront exceptionnels, personne n’en doute. Mais, après, que sera le prochain « One more thing ! » ?


Steve Jobs n’a pas la réputation de dévoiler (y compris à ses proches lieutenants) sa stratégies ou les produits en gestation dans les laboratoires de Cupertino. D’aucuns murmurent la vidéo, la TV, ...

On n’a pas fin d’en entendre parler...


Malgré tous les travers que Jobs/Apple sous-entend (bas de laine de plus de 40 milliards $, capitalisation boursière de 147 milliards $ supérieure à un autre géant, Google), force est de constater qu’avec pugnacité et ténacité, le couple charismatique a aujourd’hui toutes les valeurs requises pour en faire le flamboyant étendard d’un humanisme qui annonce le virage vers l’économie du don et du partage.

Rappelons-nous que la santé de Steve Jobs, à deux reprises en 4 ans, a frôlé le pire. Il maîtrise néanmoins de main de maître la situation.


Le sillon est ô combien fertile. Soyons insatiables, soyons fous, à l’image du conseil qu’il nous prodigue en conclusion de son discours de Standford,