dimanche 6 décembre 2009

Crea, le think tank de JFK contre la prochaine bulle !




Jean-François Kahn nous a rendu visite samedi soir en Quimper Corentin pour une soirée débat sur l’avenir de la société et lance son CREA (Centre de Réflexion et de recherche pour l'Elaboration d'Alternatives).

 Député européen élu, le fondateur de l’Événement du Jeudi et de Marianne a propulsé ses idées devant une assemblée attentive à ses propositions.

Il décrit l’incroyable situation économique dans laquelle notre pays se trouve, suite à la crise de l’an dernier, consécutive à l’affaire des subprimes . Celle-ci a entraîné le naufrage de Lehman Brothers et avec lui tout un pan de la finance (qui s’est déjà bien vite refait une santé...).

JFK relate dans un dans un long témoignage  où s'accumulent les erreurs stratégiques,  un entêtement à régenter seul, sans prendre parfois un nécessaire conseil.  Ces fautes continuent à creuser un fossé vertigineux qu’il faudra bien un jour régler.

La machine s’emballe de plus belle et les marchés déboussolés, ne s’équilibrent plus (quand la bourse monte, les matières premières,mécaniquement devraient descendre).

Aujourd’hui, tout part à la hausse. La croissance fait grise mine (peut mieux faire mais le chômage part à la dérive et ce pour semble-til un bon moment encore).

Qui paiera les pots cassés. Cherchez pas, les générations à venir en feront leur affaire, bien sûr...

Les questions/réponses ont permis de lever le voile sur de légitimes interrogations et quelques propositions d’acteurs cornouaillais ont émergé de ces échanges.

Enfin, toutes les bonnes volontés prêtes à se rassembler autour du CREA, mouvement de réflexion et d’action, qu’il appelle de ses voeux, pas à pas, fait son croisade...

Echanger et embarquer avec JFK : jeanfrancoiskahn@gmail.com

2 Google = 1 Apple


Drôle d'équation !


Rue89 nous dévoile le classement établi par The Daily Beast  qui classe en tête des 25 personnalités les plus "intelligentes (!) de la décennie.


Le duo Larry Page + Sergey Brin s'arroge la médaille d'or et Steve Jobs la seconde place. Trosième, Jimmy Wales (Wikipedia) et quatrième, Hilary Clinton (Maison Blanche).


Ils sont 3, donc 2 Google  = 1 Apple (ils s'y sont mis à deux pour battre Steve, c'est bas) !

Bruno Racine vs Christine Albanel à la tête de la BNF

extrait du buzz média Orange-Le Figaro du45 décembre 2009



Duel au crépuscule annoncé en avril lors du renouvellement du boss de la BNF.


Si Christine Albanel se porte candidate au poste, Bruno Racine confirme être candidat à sa propre succession. Remake de l'EPAD ??? Une candidate soutenue, un sortant prié de laisser son fauteuil ?


Tous les scenarii sont acquis... alors que M. Racine confirme que "pour numériser l'ensemble du patrimoine, 'il faudrait des centaines de millions sinon des millards..."


On est loin du compte des 753 millions demandés par le ministre, si toutefois l'option est retenue par le Grand décideur omniprésent qui tranchera in fine...

samedi 5 décembre 2009

Ben oui, Hadopi est mort-née

Ouest-France de ce petit matin nous apprend ANÉFÉ (hello, Cris)  que déjà :
- le peer-to-peer a chuté de 25 % (2099/2008)
- le streming est passé de 12,6% à 26,6%
- que les solutions d'hébergement à l'étranger ont progressé de 56% (2009/2008).


Les pros du téléchargement illégal ont déserté le territoire, les lampistes vont trinquer.



Ce n'est pas faute de l'avoir dit, écrit ici et partout ailleurs : Hadopi est une grosse daube. C'est une pompe à fric déguisée. Le gouvernement s'est lamentablement vautré dans une impasse. Même M. Riester qui clame haut et fort : "Les techniques évoluent. Le rôle d'Hadopi est d'anticiper (elle est excellente celle-là, sont vraiment naïfs nos députés, toujours aussi incompétents) et de rechercher les solutions aux différentes parades" (bon courage...). Pas compris qu'ils seront une guerre en retard. 


Ils ont vraiment toujours pas compris : 
"Creation et internet" = traquer les contrevenants. Sacrés artistes, les parlementaires ! 
Jamais rien compris à l'art.


Tant pis si on se trompe d'élection, mais il est un DEVOIR de bouter ces politiques nuisibles hors de notre beau pays. Hadopi va coûter très très cher au contribuable. 
Sans résultat probant : il n'y aura plus personne à sanctionner !!!


Et avec ça, Madame Albanel est portée aux nues. 
Euh, M. Mitterrand, ya pas un lapin dans votre chapeau ???


Faisons passer les pro-Hadopi cul par dessus tête : c'est une absolue nécessité.


Il a l'air d'un clown, M. Riester... et nous ne serons pas les gogoes  : 
14 et 21 mars 2010, votons CONTRE cette bande d'incompétents !!! 

Bernard Stiegler, les néo-objets réticulaires



envoyé par VideoScopie





Ça a dû déjà vous arriver. ..


Ploufff,  au détour d'un clic, tomber sur un lien qui est le révélateur de ce dont vous étiez totalement convaincu mais dont il manquait l'ultime maillon pour connecter le tout.
C'est précisément ce qui vient de sr produire cette nuit sur les coups de 2 h. du mat : un twitterer qui vous follow, et vous voilà à parcourir ses tweets.


Je viens ainsi d'établir la connexion entre mon intime conviction et le message qui me manquait pour exprimer l'évidence. Depuis longtemps, Bernard Stiegler m'interroge et je tente d'assimiler ses idées tant elles m'apparaissent pertinentes. 


Bernard Stiegler est immergé dans le néo industriel ! "Pour en finir avec la mécroissance" est un ouvrage dans lequel il poursuit sa réflexion sur l'émergence du nouveau monde industriel. Mais l'entretien qu'il a accordé le 20 novembre à France Culture casse tous les codes !


Pour amorcer les Entretiens du nouveau monde industriel qui se sont déroulés fin de semaine dernière, il énonce quelques idées.





C'est littérallement bouleversifiant... à coups de :
- RFID, métadonnées, traçabilité ;
- néo-objets réticulaires ;
- interropérabilité ;
- hypermatérialité pour faire suite à l'immatérialité ;
- spaine (espace+time)
- botton ups , social engineering ;
- nanotechnologies ;
- impression 3 D :
- néo-bricoleurs , hackers ;
- contributeur culturel (en lieu et place de consommateur) et bien d'autres notions qui font sa pensée.



Il nous précède dans l'antichambre de l'émergence du nouveau monde industriel 



Un fois de plus, je fais le lien avec Steve Jobs et les "info-rumeurs "qui circulent sur la toile,  que d'aucuns rapportent : la tablette Apple serait vendue à un prix étonnamment "low cost". Rien de surprenant, Bruno Rives nous avait entr'ouvert la porte le 3 octobre en évoquant un possible nouveau modèle économique, info relayée par eBouquin.fr en provenance d'Appleinsider ce jour.


Le lien avec Bernard Stiegler ? Et si Steve Jobs avait déjà, lui, fait sienne l'idée que la mutation est amorcée.
Avec des process industriels du XXe, il va abattre, là dans quelques semaines, un terminal de consultation (évitons donc de fait le reader, la tablette, le netbook)... Et donc le dernier né risque de provoquer un étonnant modèle économique en devenir...


Il est des nuits où l'on ne regrette pas qu'elles se prolongent...

vendredi 4 décembre 2009

Trés haut débit en Cornouaille - 2e rencontre


A l'initiative du Pays de Cornouaille et de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Quimper Cornouaille, le 2e rendez-vous du Pays de Cornouaille était consacré ce vendredi après-midi au Très haut débit.


Rassemblés au CLC du Guilvinec par Bernard Poignant, président du Pays de Cornouaille et de Quimper Communauté, l'ensemble des élus du territoire, les responsables du secteur territorial et les représentants des associations ont pu suivre deux ateliers consacrés à cet enjeu majeur pour les années à venir.


Si la mise en place du Très haut débit s'apparente à l'arrivée de l'électricité, du téléphone ou du gaz au début des années 60, elle reste une avancée formidable pour répondre aux enjeux  des territoires. Ainsi Bernard Poignant présente ce 2e rendez-vous dont le maire d'Ergué-Gabéric, Hervé Henri est l'élu référent. Ce dernier rappelle la dotation attribuée par la Région Bretagne : 1,2 million d'euros (+1,8 déjà attribués par le passé) laquelle sera probablement abondée lorsque le Grand Emprunt aura été dévoilé (1 milliard sera probablement consacré après médiation du président Sarkozy pour l'aménagement des infrastructures numériques pour l'ensemble de la France).


Deux tables rondes dont la première animée par Jacques-François Marchandise, philosophe et co-fondateur de la Fondation Internet Nouvelle Génération - FING) qui expose les usages et les services internet de demain. Assurément, le très haut débit est la solution qui amplifie l'amorce d'une société "re-territorialisée, ou l'apprenant s'épanouit,  le savoir et la connaissance sont à nouveau partagés" c'est également " un facteur pour renouer avec le lien social et familial retrouvé, un retour vers la communauté", la réappropriation des liens "comme avant". Internet n'est pas le média qui isole, à l'inverse, il rapproche, reconstitue . Il s'inscrit en outre dans l'économie durable, permettant l'instantanéité des échanges et surtout des gains de temps et d'émissions de gaz à effets de serres. Une réunion de trois heures ne nécessite plus l'absence d'un collaborateur un journée pleine... "Retrouver ses territoires, ses biens communs"


Rebâtir les réseaux humains et organisationnels, voici en résumé les enjeux du très haut débit.


Invité sur scène, M. le Préfet Pascal Mailhos participe au débat et dit combien il accompagne les collectivités (communautés de communes, Département, Région, chambres consulaires) pour aller de l'avant, rapidement.


La seconde table ronde nous apporte des réponses sur Comment inscrire la Cornouaille  dans l'aménagement numérique.


Les solutions résident dans une volonté commune des acteurs d'aller de l'avant, avec un dynamisme affiché par toutes les instances composant le territoire. Unanimement tous désirent y aller, rapidement et font preuve d'unité pour façonner à un rythme accéléré la mise en place de ce projet structurant qui, à l'image des autres réseaux (électricité, eau, gaz, réseaux routier et ferré), ont permis en leur temps le "moindre désenclavement" d'un territoire éloigné du centre de décision mais dont, rappelle M. Malhios, "ici comme nulle part ailleurs, personne ne veut quitter".


Vivre au pays est une constance qui, en observateur de l'Etat, lui apparaît fortement ancrée dans les gênes des Cournouaillais : le bien vivre ensemble est le trait d'union qui anime l'assemblée.


Les témoignages de Germicopa (premier créateur de pommes de terre en France) et de la CIMUT (centre informatique des mutuelles) illustrent  parfaitement les vertus du Très haut débit ainsi que nous l'a expliqué Patrick Vuitton, délégué général de l'Association des Villes et Collectivités pour les Communications Électroniques et l'Audiovisuel. Nous avons acquis la certitude qu'il saura défendre avec pugnacité le dossier cornouaillais.


Monsieur Malhios conclut : le numérique est un enjeu mais avant tout une chance pour la Cornouaille et prédit sa mise en place concomitamment à l'arrivée du train B.G.V. (Bretagne Grande Vitesse programmé pour 2013).


Le compte à rebours est d'ores et déjà enclenché !


Petit à petit, le numérique fait son nid






photo Varlo Nicora creative commons 



Deux infos vont dans ce sens, ce soir, relevées sur le net et indiquent qu'un jour proche, le print sera maudit... Les médias tradi (institutionnels) doucement nous habituent (enfin, certains sont déjà habitués) à des virages à 180°. C'est le cas :

1 - LivresHebdo par le truchement de son blog associé, sous la plume de Claude Poissenot se sent pousser quelques libertés avec une envolée spectaculaire : Le livre numérique, sauveur du monde du livre ? 
Je rêve, intrigué, incrédule, je poursuis la lecture : "...les écrans (ordinateurs, téléphones, consoles de jeux notamment) sont désignés comme les concurrents auxquels le livre est confronté. Ils sont encore plus menaçant car capables de fournir une information d'une nature et d'une qualité très proche de celle des livres." On enchaîne sur : "...le monde du livre tient son arme susceptible de le sauver : le livre numérique" puis sur "Malgré les profondes angoisses que ce livre sans papier peut susciter, il rassure  parce qu'il conserve sa singularité. Il ne dissout pas le livre dans la multitude brouillonne du numérique". 

 Bref, je ne vais pas vous faire un copier-coller de l'article (de plus, c'est pas légal, ça) , suivez le lien ci-dessus

2. Le Monde (.fr)   onglet médias  dialogue avec  Stephen Pritchard, médiateur à The Observer et déclare : « Plusieurs pure players  [publications dont l'activité se déroule exclusivement sur le Net], notamment au Brésil, ont déjà nommé des médiateurs. Nous envisageons même d'étendre notre association à des auteurs de blogs qui ont une approche critique et pertinente des médias. Ils ne sont pas journalistes, mais ils ont des choses intéressantes à dire. »   

Et si les blogueurs devenaient fréquentables ??? Ça change la donne ? D’ici à ce que les journaux/magazines fassent appel à leurs talents pour pérenniser leurs existences...

C’est Robert Zimmerman qui le disait : « The times they are a-changin’ » ... Petit à petit !

mardi 1 décembre 2009

Fillon + Albanel un duo choc pour couler le livre numérique

C'est véritablement l'info que personne n'attendait dans le milieu du livre numérique (d'accord, faudrait définir le milieu... mais qu'importe, Coluche en son temps nous avait éclairé sur la chose...


ANÉFÉ, non contente d'avoir massacré l'économie numérique musicale (en trafficotant déformant (màj du 4-12-09- 0h 35) honteusement* le rapport de IPSOS médias CT (en bas de page, pdf téléchargeable) pour affirmer du haut de la tribune parlementaire que la France était championne du monde du piratage, madame Albanel remet le couvert.


Plus exactement, notre Premier ministre fait rentrer par la fenêtre, une ministre éjectée par la grande porte au bénéfice de Frédéric Mitterrand. Et sa feuille de route (à lire ici, par le biais du Figaro)n'est ni plus ni moins que mener «une action de sensibilisation auprès de la Commission européenne et des ministres européens en charge de la Culture et des droits d'auteurs». 


C'est là que les embrouilles commencent alors que le Syndicat national de l'édition appelait mercredi au secours le gouvernement par l'intermédiaire de Serge Eyrolles qui, en président clairvoyant (!), se réveillait après une longue décennie d'hibernation caractérisée...


C'est vraiment mal barré pour nos auteurs et l'interprofession du livre. Mais qu'est-ce qu'elle va encore nous pondre ? Je crains que le pire d'Hadopi ne soit que les prémices d'un carnage organisé. Je ne peux pas croire que madame Albanel puisse apporter une solution un tant soit peu sensée à une profession qui rame, sue sang et eau...


Le ver est dans le fruit. Black Tuesday sur le livre numérique... Rapport à rendre le 1er avril : la farce des farces en perspective, stay tuned... ça va swinger. 


Dernière alternative pour calmer les ardeurs des odieux pirates du net : supprimer internet en France : on frôle la paranoïa, le gouvernement perd les pédales...


* le rapport classe la France en 9e place sur 12 pays passés au crible ; la ministre avait alors annoncé que la France était championne du monde du téléchargement...

dimanche 29 novembre 2009

Tebaldo 13e - le livrel en 2011

OLPC 1   -    SONY PRS 300    -   A4 couleur    -     photomontage jlb


Les 13e rencontres Tebaldo, consacrées à l’état de l’art dans le domaine du livre électronique nous laissent entrevoir et mieux imaginer ce que le livre électronique pourrait être dans les mois à venir.


Fondé par Bruno Rives, Tebaldo (en référence à Aldo Manuzio, voir ici ) est un observatoire des usages des nouvelles technologie et de la la robotique, de l’intelligence appliquée.


Plusieurs fois par an, une halte est proposée, respiration qui permet de faire un point sur les avancées dans le domaine des nouvelles technologies sur lesquelles Tebaldo portent un oeil vigilant.


Si le livre électronique tarde à émerger (parce que la technologie peine à mettre au point des dispositifs ergonomiques, en phase avec les attentes des consommateurs), les perspectives sur le court terme (deux ans) se dessinent avec une acuité plus lisible aujourd’hui.


Les readers, qui, ces dernières semaines se succèdent à un rythme soutenu, ne sont pas pour autant l’outil idéal.


S’ils sont adaptés aux contenus disponibles, ils ne répondent pas pour autant aux critères qualitatifs que l’on est en droit d’attendre d’un dispositif qui se vend pour l’essentiel aux alentours de 250 euros. Essentiellement pour des défauts d’ergonomie patents comme par exemple le passage obligé d’une transition noire à chaque changement de page, handicapant. Quelque furtive que soit le trouble visuel qu’elle affiche, ce désagrément est pénalisant pour qui souhaite engager une lecture intense.


Nous disposons actuellement sur le marché mondial une cinquantaine de modèles différents. Bruno Rives avait pronostiqué prudemment 30 modèles fin 2009.


Il convient de distinguer 4 familles de produits, selon les usages et métiers concernés par le numérique. L’édition, la littérature, les applicatifs professionnels ne répondent pas aux mêmes besoins, aux mêmes formats, aux mêmes technologies d’affichage. Ni aux mêmes caractéristiques esthétiques ou fonctionnelles.


A cet effet, nous avons pu examiner les derniers prototypes issus des fabricants asiatiques (Taiwan, Japon, Corée, Chine) qui développent des solutions adaptées à telle ou telle typologie de consommateurs. Les acteurs du secteurs sont PVI, AU Optronics, Bridgestone, Fujitsu, Mirasol, Seiko Epson, Brother, Sony, Philipps (exclusif pour le groupe de presse Hearst)...


Les majors de l’électronique sont mobilisés ! Les métiers vont évoluer avec disparition/émergence de nouveaux venus ; les acteurs économiques s’élancent dans la compétition


À noter que les grand papetiers et imprimeurs ont abordé le virage technologique et deviennent au Japon les fournisseurs de papier électronique, pasant de la pâte à papier aux octets via les substrats véhiculant l’e-ink (voir définition/explication sur wikipédia, ici). 



C’est le cas notamment de Daï Nippon Printing et Toppan (qui dispose du premier réseau de libraires nipons).


A4 flexible, A7 à A3 en couleur, sobres en énergie.
Les A3 et A4 couleur présentés étaient rigides, seuls les A7 et A5 teinte de gris étaient flexibles
Tout d’abord, la grande nouveauté, c’est la découverte de prototypes flexibles, en couleur. Un grand pas est franchi. L’affichage sur format A3 bénéficie d’un contraste acceptable mais « optimisable », tout comme la vitesse d’affichage. Mais il faut y voir une avancée technologique de tout premier ordre. On peut ainsi lire en taille réelle un quotidien, en couleur !


La tablette A4 présentée (adaptée à l’univers scolaire, classes de 6e et 5e) est au rendez-vous, quasi-parfaite, avec une partie logicielle aboutie, opérationnelle d’ores et déjà pour satisfaire aux besoins des élèves concernés. Le texte est surlignable (on voit le texte apparaître sur le fond de couleur ; on peut écrire dessus, choisir épaisseur et couleur du trait, c’est au point. Les liens interactifs sont également au rendez-vous. Les élèves de Chine pourront l’utiliser dès 2011, assortie d’une connexion avec l’ardoise du professeur et également avec le tableau blanc numérique qui trônera en lieu et place des tableaux noirs et la craie qui ont fait le bonheur des nos années de collège. Selon les fabricants, l’encre utilisée supporte 100.000 à 300.000 passages, au-delà, il faut « recharger », mais c’est suffisant pour en assurer l’usage sur plusieurs années.


Affichage grand format
L’affichage se dote de dispositifs innovants avec la possibilité d’avoir des zones visuelles fixes et des zones modifiables pour par exemple délivrer des messages interactifs sur un guichet d’accueil.


Et toujours, grâce à l’e-ink, une consommation d’énergie minimale. En lui adjoignant un panneau solaire, on atteint une autonomie totale.


Si, actuellement les smartphones et notamment l’iPhone remportent un succès indéniable, le contenu étant au rendez-vous (plus de 16.000 livrels déjà disponibles sur l’AppleStore !), il est acquis que ce type de terminal a un avenir assuré. Si la lecture d’un roman sur écran 3,5 pouces est acceptable, elle est confortable pour consulter la presse quotidienne ou les magazines, les médias ont su fournir une ergonomie idéale.


Les avancées acquises.
- la résolution s’améliore et passe de 165 à 385 dpi ;
- le rigide s’apparente à l’ordinateur, le flexible apparente au papier ;
- la qualité couleur est impressionnantes (le contraste sera amélioré rapidement) ;
- écriture, commentaires, surlignage, (clavier virtuel) sont opérationnels ;
- les coûts vont spectacilairement baisser et passeront dans 2 ans sous la barre des 20 $ pour une encyclopédie en 15 !!!
- la feuille est promise à un avenir prometteur ; elle supplantera à moyen terme les readers actuels.
- arrivée en natif du bluetooth, du Wifi, du tactile.


La grande inconnue réside dans l’usage des tablettes.
Si les readers ne seront qu’une phase transitoire, les ordinateurs et tablettes seront un moment encore d’actualité (sans doute pour la convergence qu’elle offre : plate-forme idéale pour mixer dans les usages vidéo, musique, lecture, TV, photo, ...


Et c’est bien sûr Apple qui est en ligne de mire.


L’ensemble des acteurs attend de pied ferme l’annonce de Steve Jobs avec une mise en vente au premier semestre 2010 ou... au second. Le produit qui sera commercialisé fera l’objet de toutes les convoitises de la part de ses concurrents...


Avec sans doute deux niveaux de prix dont un basé sur un modèle économique inédit (Apple sait sait innover, déjà avec liPod / iTunes et encore avec l’iPhone/ Apple Store), d’un nouveau genre, il signera l’amorce d’un produit qui fera décoller la lecture numérique même si les amoureux du papier si nombreux, tanceront une fois de plus le visionnaire de Cupertino.


il va sans dire que l’été sera chaud... Une ère nouvelle déjà se prépare.






samedi 28 novembre 2009

Jeremy Ettinghausen, digital publisher [SNE : 2/2]




Virginie Clayssen : "Inventer la révolution numérique"
Prenant la parole à la suite du président du SNE, Virginie Clayssen (présidente de la commission numérique du syndicat), a ensuite dressé un bilan de l’émergence du numérique en 2009.


Depuis dix ans, des pans entiers de l’édition sont déjà acquis au numérique : médical, juridique et technique sont déjà en place. La littérature, secteur emblématique de l’édition commence à être touchée par cette migration : « La grande révolution du numérique a commencé, ; ailleurs, l’offre est abondante, aux États-Unis, au Japon, en Corée du Sud, au Royaume Uni » annonce-t-elle.


Après avoir dit combien l’année écoulée avait été très riche au sein du syndicat : travaux et réflexions ont réuni autour d’un bureau de 10 personnes, un noyau de 60 autres, allant jusqu’à 100. Deux commissions ont planché sur :


1 - les normes et standards en s’inspirant de ce qui se fait à l’international en vue d’harmoniser notamment «les formats de fichiers ouverts » afin de permettre une interopérabilité idéale. Flux, métadonnées, pédagogie pour pousser les contenus vers le lecteur, développer une ergonomie efficace ont également été abordés : « on apprend en faisant ; le numérique impacte tous nos métiers »


2 - le modèle économique dans différents axes :
- prix ;
- vente au chapitre, intégrale de l’ouvrage, abonnement, bouquet ;
- le problème de la TVA ;
- comment le libraire va continuer à vivre au travers du numérique.


Sur les trois témoignages proposés à la suite, le deuxième mérite un coup de projecteur particulier.


Le premier, animé par Ronald Schild était consacré à la plate-forme de distribution allemande www.libreka.de à destination des éditeurs et libraires.


Le troisième, était conduit par l’italien Piero Atanasio (www.arrow-net.eu). Dévolu à l’établissement des normes fixant permettant l’identification des fichiers liées à l’édition numérique ; très technique, il ouvre la voie à une standardisation européenne.


Il était là, assis juste à côté de moi, j'ai pas capté...
Jeremy Ettinghausen, éditeur numérique, chargé de développer la division « non papier », mène une expérience passionnante au sein de la célèbre maison d’édition britannique. « Je suis payé pour ne pas penser papier », aveu significatif de sa préoccupation de faire émerger du contenu exclusivement numérique.


L’expérience se déroule donc sur des terrains très innovants (on voit déjà dans l’hexagone se développer des réussites similaires comme celle, par exemple du « Roman d’Arnaud » en écriture via Facebook par trois jeunes auteurs physiquement éloignés : Gwen Català en Thaïlande, Jean-François Gayrard au Québec et Christophe Sanchez en Languedoc ; ou encore « Croisade », le fameux twiller de Thierry Crouzet).


Toutes les pistes, tous les médias, tous les terminaux de consultation (y inclus la Nitendo, la Wii, ...) sont sollicités. C’est un mix de tous ces supports qui sont en lice pour construire de nouvelles écritures, une sorte de « mix entertainment » où se mêlent GarageBand (le soft d’Apple pour créer des pistes musicales depuis un Mac), Word ou encore Google maps pour suivre à la trace les héros, l’incursion des gamerst, la réalité augmentée : tout est bon. Tout est open, pas de limite...


Il mixe TOUT: c'est le socle du rich média !
« Créative ? terrorist ? » Jeremy s’interroge à peine, ne localise pas la frontière. Son challenge est unique. Juste un « We Learn ! » et déjà des centaines d’internautes se sont rués sur le projet. « « People get linked together »


Une création textuelle à six auteurs est en élaboration. Des sites dédiés sont en place pour retour d’usage, collaboration, interférence de la blogosphère dans les scénarios. Bref, tout ce qui l’on peut imagine est passé à la moulinette dans ce vaste conteneur à idées d’où jaillira les écritures... L’aventure semble si excitante... prolixe, prometteuse ?


C’est le digital content de demain, en phase d’exploration. Des fictions interactives : « We tell stories ». Et quelles histoires ce doit être... Inutile de dire l’enthousiasme de Jeremy, volubile qui nous explique tout ça (j’ai dû manquer quelques perles, un Anglais qui parle anglais pour expliquer tout ça, sur un ton où l’humour est omniprésent nécessite une maîtrise fort avancée de la langue que je ne maîtrise, hélas, pas...


On citera le projet « 6 weeks / 6 authors / 6 stories ». On consultera son blog ou encore, pour les enfants, des jeux interactifs « simple, easy to create », des maîtres mots qui animent son enthousiasme.


« People share their stories » Le collaboratif jusqu’à la substantifique moelle. Un régal ! « Electronic art, stories telling » tout simplement et encore : « new opportunities, new content, crowdsourcings » « can a community write a novel, let’s find it » « Stop writing and put your pencils down » ... Tout y est ! Tout est dit.


Bref, un feu d’artifice de création, d’innovation. Une belle leçon, un formidable coup de booster dans l’univers poussiéreux, jurassique de la littérature. Même s’il reconnaît que peu de jeunes lisent, son challenge est un extraordinaire pari sur une hypothétique réussite. Fleur au fusil, Jeremy fonce ! Il y croit.


On sort de là tout éberlué (ça se passe dans le cadre du SNE...) , émerveillé : quelle audace !. Ce n’est que le début...


Jeremy Ettinghaussen : les goodies



Jeremy Ettinghausen, digital publisher at Penguin UK, said it had created the site as part of a wider strategy to focus on offering services as well as distributing content. "We asked what services we could create in the business of storytelling and whether we could make a service rather than just distributing content," he said. "What we're not trying to do is sell books - we've made a distinction between marketing books and providing a service."



Penguin will promote the site through PR activity to parenting sites and blogs, in addition to functions on the site encouraging children to forward content to friends or print it out to take into school.




Ettinghausen said Penguin plans to expand the service if it proves a success, with mobile apps the most likely next step.



ou encore une interview ...






Ainsi éclôt, sous nos yeux hagards le « digital editor » de demain de déjà aujourd’hui .. J’en redemande, je suis conquis !


jeudi 26 novembre 2009

SONDAGE nouveau

Suite à un oubli inadmissible de ma part, le sondage sur les livrels a été remis à jour. Avec mes excuses...

Attention les 3 votants s'étant déjà exprimés sont "invités" à revoter, le précédent sondage ne pouvant être modifié à la volée.

Mais déjà, les 3 réponse apportent de l'eau à mon moulin : l'impérieuse nécessité d'entreprendre mon tour de France : je me doutais bien du résultat, ceci vient donc corroborer mes "craintes"...

350 livrels en 3 jours !

© iPhonesavior.com
Le rythme s'accélère !

Ainsi, iPhonesavior.com nous l'apprend, c'est au rythme soutenu de près de 5 titres par heure que l'AppStore s'enrichit d'ouvrages.

Steve devrait mettre les bouchées doubles pour, enfin, sortir l'iBidule, que nous appelons tous de nos voeux...

Aucun jeu nouveau n'a été mis en ligne pendant les trois derniers jours... Et si le livrel prenait la tête du nombre d'applis disponibles sur la boutique en ligne ???

À ce jour : 115.823 applications disponibles dont 15.691 livres en 3e position derrière les jeux, 19.953 et les loisirs en 2 avec 16.448 !)

Hier soir, sur la même rangée de sièges, nous étions 3 sur 8 à lire sur iPhone dans le métro parisien... sur 4 lecteurs (1 lisait Direct soir...)

Les droits des auteurs à bras le corps ! [SNE : 1/2]

J’organise dans les semaines à venir une série d’événements liés au livre électronique, dans une vingtaine de villes en France et en francophonie.

Merci de répondre au sondage en tête de la colonne de droite. Pour garantir la pertinence de cet événement, merci de répondre « en votre âme et conscience ». Il s’agit d’apporter une réponse à tous ceux qui se posent des questions ou veulent en savoir plus sur le livrel.


MERCI d’en parler autour de vous et de faire voter.

à la tribune : Jeremy Ettinghausen, éditeur numérique Penguin UK, Patrick Gambachet et Virginie Clayssen

C'est à peine croyable et pourtant, c'est vrai, j'y étais (comme prévu) ! Décodage de 30 pages de notes...


Le SNE (Syndicat National de l'Édition, l'association des éditeurs de France) organisait donc les deuxièmes assises du numérique cet après-midi à la maison de la Mutalité, au coeur du 5e arrondissement de Paris.


À la tribune pour introduire les assises : Serge Eyrolles (qui est « intervenu devant une commission de 30 députés » ce matin à l’Assemblée nationale), entouré de Patrick Gambache et Virginie Clayssen, directrice du numérique au sein du SNE.


DROITS DES AUTEURS

Bille en tête, le président annonce que cette fois-ci, c'est la bonne ! On va s'en occuper une fois pour toutes : « Il faut protéger les droits d'auteurs.» C’est dit et enregistré !


OUF, nous attendions tous ça depuis des années. Enfin, le SNE prend conscience que c’est l'axe central de l'avenir face à l'émergence du numérique.


Quoique... quoique... le président ne dit pas la totalité de sa pensée. S'il est bien question (comme certains comme moi au passage de revoir la convention deBerne qui remonte au milieu du XIXe siècle quand même) de s'y intéresser, l'histoire ne dit pas (et je doute que ce soit le cas...) comment vont se répartir les morceaux du gâteau (faisons confiance et prions que ce ne soit pas une tarte à la crème).



GOOGLE — PRIX DE VENTE NUMÉRIQUE vs PRINT — TVA


« Le SNE a rencontré récemment les représentants de Google » . Bien évidemment, les positions divergent, s'opposent... Ça continue de dialoguer, prochain rendez-vous en janvier. Le SNE est escorté dans ses discussions par MM. Racine, Teyssier et Janneney (de la BNF) ; il s’agit de débats purement techniques. On n’en saura pas plus.


En revanche, nos instances nationales se penchent d’ores et déjà sur une question essentielle : » Qu’est-ce que le livre numérique ?» et tous les sujets y affèrent et qui en font, comme le livre papier (print), le même concept, à savoir le même contenu, les mêmes règles, le même prix (comment ça ?), la même TVA. Viennent se greffer la notion de service attaché à l’interactivité, le contenu enrichi (multimédia), bref, la définition du modèle économique (c’est pas gagné...). De l’aveu même de M. Eyrolles et je cite : « On est en plein délire » ... Stockage, main d’œuvre, marketing (tiens, il n’a pas évoqué l’impression ni le façonnage : pliage, assemblage, reliure englobés dans la main d’œuvre...)


On en vient au prix du numérique vs le print. Alors la question est posée : « Est-ce - 60 % (il ne faut pas pousser, quand même) ou - 15 à - 30 % » (on se rapproche du marketing de la demande... sachant qu’in fine on parle plutôt de -10 à -15 %; ce qui à l’évidence est mal barré, les lecteurs vont pas se jeter dessus à ce taux-là...)


Quant à la TVA, la notion de service étant ancrée dans les mœurs, c’est quasi peine perdue, ce sera mission impossible pour faire bouger les lignes... Gros bobo, là!!


Le SNE s’attache à la protection des droits d’auteurs : créativité et droit moral. La rémunération des auteurs est au cœur du dispositif. Pour l'instant, « nous n’avons pas trouvé de solution. » ( Re-aïe...)


Bref, la volonté de s’y attaquer est là, mais sans résultats prévisibles : coup d’épée dans l’eau! Zut, tout va continuer comme avant... Évocation de la possibilité pour les internautes d’une courte citation en précisant que ce n’est pas quantifiable, juste de façon à ne pas dévoiler l’œuvre.


Le syndicat attend avec impatience le verdict de la cour de justice de l’état de New York qui sera prononcé le 18 décembre. «Google est stressé, en l’attente du verdict»...


PLATE-FORME DE DISTRIBUTION


Puis vient la plate-forme commune de distribution. Le président se félicite de la mise en place de portails qu’il faut développer encore, car il faut, dit-il, « une offre très importante » (en termes de volume). « Il faut, ajoute-t-il, se battre pour une plate-forme française » capable de proposer une offre conséquente et pour cela, il faudra investir beaucoup (Combien ? Qui ? Pas précisé.). « C’est essentiel... une question de survie », martèle Serge Eyrolles avec persuasion.


La survie sera au rendez-vous si le gouvernement s’implique pour la numérisation, car le travail à réaliser est phénoménal : 1 million d’ouvrages à scanner (lesquels, de quelles origines, de quelles époques ?) dont les ayants droit peuvent revendiquer rémunération. Pour comparaison, le fond de Gallica 2 représente 15 000 ouvrages. Le boulot est donc phénoménal... coûteux (Google pourrait le faire pour rien, mais bon, cela ne colle pas avec les objectifs contradictoires des protagonistes...)


FINANCEMENT DE LA NUMÉRISATION - RÉPARTITION DES COÛTS


Rappel de Serge Eyrolles : le grand emprunt a budgétisé 4 milliards d’euros pour le volet numérique, Frédéric Mitterrand a chiffré à 750 millions d’euros. Reste l’apport du CNL qui consacre 10 millions d’euros par an dont 1/3 à 1/4 revient aux éditeurs. Les petits éditeurs ne sont pas les oubliés dans l’opération : 40% de la numérisation est à la charge de l’éditeur, 60 % le sont à l’État. Le CNL étudie deux fois par an les candidatures : « il faut déposer des dossiers ».

Dans ces conditions, ça va traîner quelques lustres...


OEUVRES ORPHELINES - OUT OF PRINT


M. Eyrolles n’aime pas la notion d’oeuvres orphelines, bref, le sujet est quand même au menu. Le marché est gigantesque, « ...il y a des dizaines de milliers d’œuvres desquels on n’a pas retrouvé traces des ayants droit... ». Nous devons nous y employer et assurer la formation des libraires et éditeurs auc nouveaux comportements et usages induits par le numérique.


Virginie Clayssen précisera toutefois plus tard dans le compte rendu [2/2], à venir, que depuis longtemps (30 ans NDR) la numérisation fait partie intégrante du process de fabrication du print mais, par culture et rejet de la technologie, les acteurs de la chaîne préfèrent en ignorer les arcanes... Il est temps de se réveiller... Les US, le Japon, les pays d'Asie, eux, sont au fait...


Quid de la numérisation, quid de la recherche des ayants droit? Impasse (quasi...). « Face à Google, on est un peu des nains » et pourtant, la France est un pays dynamique, leader en Europe. Il faut « résister aux tsunamis commerciaux » que Google nous oppose. « Nous ne sommes pas d’accord, mais il faut dialoguer avec [le géant de Mountain View] ! »


Quant aux oeuvres épuisées : « il n'y en a plus, n'en parlons pas Expéditif...


Et de conclure : « Vive l’écrit ! »


Le président du SNE s’en sort bien, le ton est ferme mais courtois, et les rapports avec Google seront tendus, mais la volonté de dialogue des deux côtés existe. Globalement, le sentiment que le syndicat se bouge est patent (c’est épatant).


Dès lors, on peut penser que le SNE a parcouru en quelques mois un chemin impressionnant, que ses positions ne sont plus celles qu’il avançait jusque là et encore tout récemment. Double salto arrière ? La filière semble vouloir prendre le taureau par les cormes et s'atteler à l'ouvrage. C'est une excellente nouvelle.


Il faudra rester vigilants, mais on peut mettre au crédit de son président une très bonne prestation et enfin une volonté de prendre le dossier à bras le corps. Je vote pour, mais ce n’est pas un blanc-seing.


Rendez-vous est pris pour les prochaines assises en mars dans la cadre du Salon du Livre (il existera bien, donc).


mercredi 25 novembre 2009

Tablettes / livrels selon Engadget


en illustration, Amazon Kindle DX

Le site de référence de tout geek, Engadget.com a publié à la mi-novembre un récapitul atif des meilleures liseuses du moent.

En attendant celle d'Apple qui manque au table, quelle est celle que vous préférez ?

Rappel pour les amoureux du vélin 110 g/m2, une case vous est spécialement réservée. N'hésitez pas à vous défouler si vraiment vous persistez à penser que ceux qui vous parlent ça et là que ces machines sans âme, inodores et sans saveurs, ne sont pas eux aussi des consommateurs convaincus de la bonne vielle reliure de papa !

Plumetis de glace sur Enceladus

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Image: NASA/JPL/Space Science Institute

Magnifique cliché publié sur Wired le 6 novembre par la sonde Cassini!

Ces paillettes de glace (voir les détails en cliquant sur l'image ci-dessus ou sur
http://www.wired.com/wiredscience/2009/11/enceladus-plume-flyby/) qui virevoltent à proximité de la lune de Saturne, Enceladus sont issues du pôle Sud de la planète.

Prise à 120 000 miles de la surface de Saturne, la photographie met en valeur ces spectaculaires "plumes" composées, semble-t-il de vapeur d'eau, de sodium et d'éléments organiques.

Splendide !!!

dimanche 15 novembre 2009

iPetals: chargeur solaire et dock iPhone

© Mac Funamizu, creative commons 3;0

Mac Funamizu est un designer japonais qui nous émerveille par ses concepts novateurs et audacieux. Je suis fan !

Il semble par ailleurs avoir un faible pour la France, ses créations, son site s'inspirent fortement de notre culture.

Sa dernière livraison sur son blog, petitinvention (voir les autres visuels de l'iPetals) répond pleinement à ma quête d'un chargeur solaire pour 'iPhone.

Son travail, consacré pour bonne partie à l'univers d'Apple (projets relatifs aux ordinateurs et accessoires possibles) fait mouche à chaque essai.

Son iPetals allie esthétique et fonctionnalité. C'est le sens même qu'un designer donne à son oeuvre.

Merci ! À quand l'iPétals sur nos étals ?

samedi 14 novembre 2009

Lanfeust : 4,90€ (numérique) vs 13,50€ (papier)

© Arleston - Tarquin - Editions Soleil

Près d'un tiers du prix : imbattable.

Le munérique arrive à grand renfort chez DigiBidi le spécialiste de la BD.

Lectures des 10 / 15 premières pages selon les titres, affichage plein écran.

La BD innove, embraye et amorce le marché.

Ne rêvons pas, jamais nous n'aurons de différentiel de prix (et c'est à souhaiter) de cet ordre pour la littérature ni même pour la documentation scientifique ou juridique, mais gageons, d'ores et déjà que l'envolée sera bénéfique...

jeudi 12 novembre 2009

À Garance (du Rouard de Quierzy)




Le 13 novembre 1990 , dans une loge du XVIe arrondissement de Paris, naquit Garance, fille d'un couple modeste hispano-portugais, Garance eût d'autres parents.

C'est le récit de sa vie que trace au fil des jours Anne-Laure Buffet sur son blog Drôle-d'endroit.

J'ai découvert ce blog fortuitement, hier, mercredi, Anne-Laure et moi étant devenus amis par la magie de Facebook, grâce à Jeff, l'un des trois auteurs du Roman d'Arnaud, un thriller dans lequel je joue un rôle macabre (SL). Cet ouvrage, co-écrit par Gwen Català depuis la Thaïlande, Jean-François Gayrard à Montréal et hCristophe Sanchez à Paris, s'offre à près de 300 fans chaque jour sur Facebook. S'en suivent des commentaires, dialogues des internautes qui parfois s'invectivent, ... les followers comprendront le pourquoi de ces points suspensifs, il est des retraités insomniaque qui, jusqu'au bout de la nuit y laissent leur santé... allez voir, vous en reconnaîtrez certain !

C'est passionnant.

Ainsi se mixe SL et IRL (second life et in real life ainsi que l'exprime Lorenzo Soccavo, prospectiviste du livre et de l'édition, le monsieur qui nous explique de ce que demain sera fait).

Ainsi se nouent amitiés, rencontres. C'est exaltant.

J'aime cette période charnière où les découvertes inopinées interfèrent avec nos vies "classiques".

C'est un peu, je le devine, le destin de Garance que nous propose Anne-Laure.

J'aime ce récit, plein de vie, de vérité, de faux-fuyants, de faux-semblants, d'amour, de non-amour, de désamours.

L'éveil d'une adolescente aux réalités du monde.

Difficile pour qui est issu de parents modestes, grandit dans la société cossue du XVIe et qu'on ambitionne, après de brillantes études scolaires, à un poste prestigieux après Sciences Po...

Le roman s'écrit, là sous nos yeux.

Merci Anne-Laure pour ton grand talent, pour la justesse du récit, tu écris la vie, nous sommes à ton écoute. Mon avis importe peu, je suis piètre lecteur.

J'aime. Je suis fan, encore dans la seconde vie, prêt à entrer dans la vraie vie.

Au fait : Joyeux anniversaire, Garance, ce bouquet pourpre, garance, juste pour toi, pour tes 20 ans.
20 ans tout comme Oriane, ma fille les a fêtés le 3 novembre.

De ma part, s'il te plaît, Garance, quelques fleurs à ta maman (ne choisis pas, tu sais qu'elles comptent toutes deux)... et merci d'extraire la plus belle que tu remettras de ma part à Anne-Laure en signe d'amitié.

Je déteste mes parents. Pour n’avoir pas su m’apprendre la valeur des sentiments. En effet, Garance, c'est détestable !

J'aime les réseaux sociaux...


mardi 10 novembre 2009

Chope la soupape, c'est bath*


Hé ben dis donc, ça s’arrange pas. Qu’est-ce qu’ils peuvent nous raconter comme sornettes les journalistes !!!


Ça y est, Slate embraye et part en life, un dérapage incontrôlé sur fond de livre électronique.

C’est pas croyable le nombre d’inepties que l’on peut lire ça et là (surtout là) dans la presse ... Horrible.

Ylan de Raspide (bel anagramme, ma foi...) est un éditeur et il assène des vérités vertes et pas mûres


C’est parti. Faut s’accrocher, c’est du lourd ; je cite :

« Les éditeurs prennent le livre électronique très au sérieux, peut-être suite à l'expérience des majors du disque »

Ah bon, non on ne l’avait pas encore fait celle-là... les éditeurs ... très au sérieux : ça se saurait. ; je continue :

« avec une foi 2.0 » : mais bien sûr, tu colles un 2.0 dans un papier et là, coco tu fais de l’audience. C’est quoi la foi ??? La foi 2.0, on atteint des sommets... ; ensuite :

« Le livre se définit comme un ensemble de feuilles, rassemblées en cahiers, portant des signes, et destiné à être lu » Hou la la, faut que j'retourne à l'école... ; et puis :

« Cette loi, [Lang] qui a permis à un réseau de librairies indépendantes de résister face aux grandes surfaces du livre (Fnac, Virgin, Leclerc) est la garante d'une diversité de l'offre culturelle ». Je reste bouche bée : les libraires ont résisté à quoi ??? La loi Lang favorise la diversité culturelle ??? Faut nous expliquer, je dois vivre sur une autre planète à coup sûr, mais ce n’est pas fini :

« Bien entendu, ces textes lui seront proposés à des prix qui dépendront non des éditeurs, mais des revendeurs! Adieu le prix unique! ».


J’en ai assez lu, STOP.

Demandez plutôt à Charles Kermarec qui fixe les prix des livres, il doit le savoir, c’est le plus grand libraire de l’Ouest... et il dénonce sur son blog, Au delà de cette limite, ici l a chose suivante :


« Accordez vos actes avec vos discours. Les libraires ne mourront certes pas de perdre leur temps et leur argent à vendre des e-books. Mais les conditions des contrats de vente de e-books que vous avez écrites sont des conditions qui, d’une part, nient la qualité de libraire, et qui, d’autre part, les ravalent au rang de larbins sous-prolétarisés. »


Si c'est pas un SOS, c'est... un sacré coup de gueule. À qui croyez vous que Charles Kermarec faisait allusion ? Bingo, aux éditeurs.

Mais il est vrai que Dialogues est situé près des Abers, une contrée loin de la capitale (4 h 30 via TGV, c’est plus loin que Marseille...) Alors là, y a joker, c’est plus en France... Enfin, ça va pas dansle sens du monsieur au bel anagramme...


Ensuite quelques évidences émanant du SNE (syndicat national de l'édition) qui tout de go, citant une étude de Carbone 4 commanditée par Hachette, c’est dire si c’est crédible : tu vois le truc : Hachette commandite une étude (il est où le lien pour consulter l’étude ???) et nous déclare un tissu de contre-vérité sur le bilan carbone (y compris les émissions de GES pour déplacer les troncs d’arbres d’Amazonie en Autriche ; Ah zut, on avait oublié).


C’est un peu comme le sondage d’Ipsos Media CT commandité par le Ministère de la Culture AVANT la loi Hadopi qui conclut tout l’opposé de l’argumentaire bâti anéfé par la ministre de tutelle pour nous faire avaler des couleuvres du diamètre d’un anaconda amazonien.


De grâce, M. Colombani, un peu plus de rigueur...


Je vous invite à vous plonger dans la lecture de la plus grosse farce écrite jusqu’à présent (et on n’a pas tout lu, attendons-nous au pire...) sur le splendide site de Slate, là.


Ça me file un sacré coup de bourdon cette histoire. Des fois, je me dis que tout compte fait, se retrouver décapité, gisant sur un établi, baignant dans son hémoglobine (ça, ça doit plaire à Samir), c’est un luxe qui n’est pas donné à tout le monde, à lire Le Roman d’Arnaud, pages 26-27... J'exulte !


* Le titre ? J'aime bien cette phrase d'Higelin et c'est pas plus bête que "Slate dérape"...

vendredi 6 novembre 2009

Exquis réquisitoire (de Fortune) sur Steve (Jobs)


Steven Paul Jobs est avant tout, un être d'exception qui traverse les décennies en traçant un sillon dans lequel ses suiveurs (les entreprises informatiques de la Silicon Valley, aux portes de San Francisco, en Californie) s'empressent de planter leurs graines avec l'espoir d'en tirer profit. 33 ans que ça dure...


Pour autant, avons-nous compris quel sillage il trace et où il va, où il nous conduit ?


La dernière livraison de Fortune, dans son classement annuel des 500 plus grandes entreprises US, fait la une sur un titre élogieux : Steve Jobs CEO (P-D. G.) de la décennie, rien de moins ! (les esthètes apprécieront au passage une composition typographique harmonieuse mêlant deux fontes). Quelques sous-titres relevés en une dont : "comment il a changé notre monde". Si ce n'est pas dithyrambique...


Sans vouloir faire de prosélytisme (quoique...) , j'aimerais revenir sur cet hommage rendu par le magazine américain avec pour toile de fond une deuxième réflexion qui, bien sûr est sous-jacente au titre : " Comment il va changer le monde !" car c'est bien de cela qu'il s'agit, aujourd'hui.


Steve Jobs sera-t-il le maître du monde. Non, ce n'est pas son graal ! Il est de toute autre nature et derrière ce visionnaire hors pair, se desine un humaniste exceptionnel.


Si l’obsession qui l'a animé à la création, en 1976 d'Apple computers a été clairement exprimée : "Je veux créer un ordinateur qui soit au service de l'Homme" lui a valu quelques déconvenues (on n'oubliera pas son éviction en 1985 de la société qu'il a fondée...) il lui a permis en revanche de se "refaire". Selon ses dires, son éviction lui a été bénéfique (cf le discours aux étudiants de Standford, à visionner sur http://vimeo.com/358828).


Eloigné, blessé, Jobs, dans un sursaut s'est, à l'ombre de Next (système d'exploitation qu'il a créé pendant sa traversée du désert), forgé un tempérament de super winer. Puis il est revenu en 1997, par la grande porte, a fait le ménage, a repris les rennes et a permis à Apple de redécoller après 12 ans à tutoyer le dépôt de bilan, sauvé par une injection de 400 millions de dollars par... Microsoft (qui a ainsi évité de se trouver en position d monopole, il n'y avait pas dans la démarche de Bill Gates d'autre objectif, alors que d'éviter un passage devant la Cour de Justice...)


Après avoir consolidé la seule société au monde qui, dans le domaine informatique, produise à la fois le matériel et le système d'exploitation agrémenté des logiciels optimisés et en phase avec les composants électroniques, il ambitionne d'aller encore de l'avant.


Il s'affranchit de l'étiquette informatique dès le début des années 2000, en transformant l'entreprise en Apple Inc. ; exit le "computers". Jobs s'est alors lancé à la conquête du grand public.


Supplanter Sony, maître incontesté dans le domaine de la musique (Sony vendait des chaînes, des walkmans et... de la musique) n'a pas traîné : en 3 ans, l'iPod et l'iTunes Music Store ont explosé deux générations de mélomanes (plutôt des rockers) habitués aux cassettes, CD. Jobs a institutionnalisé le MP3 (bien que son format "maison" soit le AAC).


En 8 ans d'existence, Apple détient 73% de parts de marché dans la vente de la musique online aux États-Unis... Jobs est passé maître dans l'art de vendre de la musique avec une idée simple : la vente non plus d'un album complet mais d'un morceau de musique à 0,99 cent l'unité. 8 ans, plus de 8 milliards de titres distribués par internet.


Un tsunami : Apple vainqueur de Sony par KO. Sony ne s'en remettra probablement jamais, après avoirt pourtant dominé de pieds en cap une industrie très florissante...


Puis épisode iPhone... là encore, inutile de décrire le succès phénoménal du terminal frappé d’une pomme... Un seul modèle (même forme, mêmes fonctionnalités améliorées) et non pas une gamme de 20, 30 modèles différents... un magasin en ligne pourvu aujourd’hui de plus de 100,000 applications.


Entendons-nous, pour le moment, un titre de livre est considéré comme une application à part entière. Cette logique va rapidement laisser place à une autre notion : la distribution gratuite d’applications permettant d’acheter un contenu payant. La roue tourne, l’affaire se bonifie. Ceci étant valable pour les jeux, l’édition de livrels, etc.


Et nous arrivons aux portes de Noël où, cette année, le livre électronique est promis aux plus belles ventes (3 millions de readers prévus), du contenu à se mettre sous la dent. Vivement la publication du Roman d’Arnaud (en cours de gestation par 3 jeunes auteurs qui s’attaquent à un monument prometteur, une écriture via internet, publiée au jour le jour via Facebook, voir le post précédent).


Un seul absent, un absent de marque : Jobs ne sera pas cette année aux premières loges. Le lecteur tant attendu, souhaité par les aficionados, ne serra, a priori annoncé qu’à la mi-janvier pour une commercialisation au printemps 2010...


Au-delà du symbole de Noël, Steve Jobs avance sur son jeu de Go et encercle un peu plus ses « adversaires ». Le produit et ses fonctionnalités seront exceptionnels, personne n’en doute. Mais, après, que sera le prochain « One more thing ! » ?


Steve Jobs n’a pas la réputation de dévoiler (y compris à ses proches lieutenants) sa stratégies ou les produits en gestation dans les laboratoires de Cupertino. D’aucuns murmurent la vidéo, la TV, ...

On n’a pas fin d’en entendre parler...


Malgré tous les travers que Jobs/Apple sous-entend (bas de laine de plus de 40 milliards $, capitalisation boursière de 147 milliards $ supérieure à un autre géant, Google), force est de constater qu’avec pugnacité et ténacité, le couple charismatique a aujourd’hui toutes les valeurs requises pour en faire le flamboyant étendard d’un humanisme qui annonce le virage vers l’économie du don et du partage.

Rappelons-nous que la santé de Steve Jobs, à deux reprises en 4 ans, a frôlé le pire. Il maîtrise néanmoins de main de maître la situation.


Le sillon est ô combien fertile. Soyons insatiables, soyons fous, à l’image du conseil qu’il nous prodigue en conclusion de son discours de Standford,


jeudi 5 novembre 2009

François enquête sur ma mort et Steph refuse ma requête



http://bit.ly/1D29Tl - C'est là, page 21 que l'affaire a commencé.

Hier soir, vers 19 h 30, je découvre grâce à une alerte de Lorenzo que, décapité, je gis de tout mon long, sur un établi, un rabot dans la main gauche (normal, je suis gaucher...).

L'affaire fait grand bruit (nulle part) mais bon, admettez que d'apprendre sa mort via Facebook n'est pas donné à tout le monde : ce n'est pas banal.

Ainsi, serais-je la première victime du livre électronique ? Et par quelle magie un mort communique-t-il, de nous jours avec les vivants ?

Dès lors, comment vivre (quand on est mort)? Ubuesque à coup sûr. Est-ce un fardeau si lourd à porter que la seule alternative consiste à revivre ?

C'est l'option que j'ai choisie, un formidable challenge engagé par les trois auteurs du "Roman d'Arnaud", oeuvre collective*, écriture d'un nouveau type qui amorce la civilisation du don et du partage.

J'en avais (je suis mort) parlé à maintes reprises et la voici à pied d'oeuvre ! Rien n'a changé pourtant, ma détermination y voit là un encouragement à la très modeste contribution à un éveil des consciences et des comportements dans le monde de la "chaîne du livre".

L'expérience es tunique, un nouvel essor pour la littérature, avec en toile de fond un roman qui se bâti au jour le jour avec un fil de discussion qui prend en compte les réactions des lecteur au fil de la progression de son écriture et surtout, j'en suis avec Stéphanie Paradis, un exemple concret de l'incursion dans le virtuel de personnages IRL (in real life comme aime à le dire Lorenzo Soccavo).

Mais attention, à n'en pas douter, d'autres personnages, peut-être vous, on peut s'attendre à tout avec ces trois là, vont surgir, piochés dans notre vie de chaque jour.

Quant à l'inspecteur François, je devine entre les lignes sa véritable identité IRL... mais bon, est- ce que les morts auraient la faculté d'une intuition réputée dévolue aux femmes ???


* Gwen Català, depuis la Thaïlande, Jean-François Gayrard depuis Montréal et Christophe Sanchez depuis je ne sais où... À savourer au quotidien sur le lien cité en début de post sans omettre votre participation attendue dans l'onglet "discussions" sur : http://www.facebook.com/pages/Le-Roman-dArnaud/82126509996

mardi 3 novembre 2009

Après Antoine (Gallimard), Serge (Eyrolles) remet le couvert

La mode est décidément aux doubles pages (format obligatoire pour parler livre numérique ?).


Anéfé (coucou, Xtine :-)) la livraison hebdomadaire du 29 octobre de "Le nouvel Économiste" étale sur une surface généreuse un dossier (tel Le Monde ce week-end ) sur... le livre numérique.


En fronton introductif, nous avons : Bibliothèque bleue avec pour illustration le pire des readers jamais vus (genre prototype 1980 et quelques : moche, épais, bardé de boutons, un truc vraiment repoussant, comme pour dire : vous n'allez quand même pas acheter cette horreur, voyez come il est laid...). Ça met dans l'ambiance, d'emblée.


On tourne la page et là, bien calé avec son Kindle, apparaît (tel Steve Jobs dans un de ses mythiques keynotes) ; c'est déjà plus sexy ! D'entrée de jeu c'est déjà moins orienté anti puisqu'on a droit à un éloge et aux vertus du livrel. Bien.


Au passage, clin d'oeil à Steve (Jobs) comme sur tous les articles diffusés ces temps derniers. S’en suivent des détails que nous connaissons tous sur Amazon, Kindle, Wifi, médias, ... Puis Google Books (rien de nouveau, Google est toujours diabolisé...) Ton plutôt positif, moins sulfureux que ce week-end ; on reprend tous les thèmes d'actu : l'arrivée du numérique en 2010, la BNF, Lyon (photo de Patrick Bazin), le coût de la numérisation (entre0,30 et 4 € la page), les relations auteurs/éditeurs, les bibliothèques, prix des liseuses, puis raccord avec un encadré à suivre en haut à droite : Serge Eyrolles.


Notons au passage les assises du livre numérique (pas dit dans le média sus-nommé) organisées par le SNE et donc le président Serge le 25 novembre à la Mutualité : j'y serai ; Virginie Clayssen introduira la commission numérique du SNE à 14 h 15. C’est jusqu’à 18 h. avec des retours d’expériences allemands, anglais et italiens.


Enfin, Serge Eyrolles s'exprime, sort de son silence (on attendait ça...). Mais bon pour annoncer dans un élan de générosité : "A terme je pense toutefois qu'il faudra que l'auteur soit le plus justement rémunéré pour les consultations online de ses ouvrages". J'ai mal lu ? Quid des téléchargement ? Voulait-il parler de la rémunération des oeuvres téléchargées ou seulement celles sui sont consultées online. Mystère et ambiguité. Suivent deux propositions eyrolliennes : forfait ou rémunération à l'acte.


Bizarre, à aucun moment je ne lis une quelconque allusion à un hypothétique dialogue avec les écrivains. Les seigneurs décident. Orthographié « ei » et non « ai ».


Sans doute une interpellation le 25 novembre sera-telle de nature à nous éclaire rpleinement sur cette annonce dont le sensprofond m’échappe.


Enfin pour clore ce panorama, nous retrouvons Alban Cerisier, bras droit d'Antoine Gallimard qui, bien évidemment n'allait pas contredire son boss avec un discours du même tonneau : "Le numérique est très angoissant pour les auteurs et formidablement anxiogène pour les éditeurs (tu parles, Charles) qui sont ceux qui garantissent (SGDG* comme on disait avant) par le contrat que le droit moral des auteurs est respecté.

Fermez le ban, merci surtout d'y avoir pensé...


On peut piocher l'essentiel sur le net Le nouvel Économiste ici ou se fendre de 4 euros pour la version papier que je viens de toper à la maison de la presse centrale au pied des halles.

En prime quelques chiffres repères mais surtout dans les pages à suivre, un bel hommage à la sérendipité, plutôt bien fait, pédagogique, bref de meilleure facture dans son ensemble que la version dominicale du boulevard des Italiens.


Enfin, grâce au numérique, les supports papier se vendent... Cela dit ne serait-ce pour la sérendipité, le click ... and paper (à propos du marketing direct) ou pour la double consacrée à vente.privee.com et la réduction espace-temps chère à mon ami Henry, mes 4 euros me réconcilient avec les rotos.


* expression des années 50-60 : "sans garantie du gouvernement", passée en désuétude, qu'il serait sans doute judicieux de réhabiliter...


Pensée pour Oriane, notre deuxième fille, future archéologue, en études à Montpellier qui fête ses 20 ans ce jour. Ajoutez-y 80 pour un hommage à une vie bien remplie, celle de Claude Levi-Strauss.

dimanche 1 novembre 2009

M. Gallimard se tire une balle dans le pied !


lecture en bibliothèque - photo jlb

Sur deux points au moins, Antoine Gallimard commet des erreurs et tente —de mauvaise foi— de faire porter le chapeau à ceux qui annoncent l'arrivée du livre numérique.


Lire à ce propos les deux pages consacrées ce weed-end dans Le Monde pages 18 et 19


Visionnaires à juste titre, B.R., F.B., I.A, L.S., H.B., H.G., C.K., O.E., M.D, R.C*, ... et tant d’autres qui en sont les flamboyants émissaires ne sont pas les mercantiles qu’Antoine Gallimard dénonce dans un réquisitoire au vitriol. Il tente de masquer une nouvelle OPA qu’il va certainement mener pour (ce sont des hypothèses probables) :


a- rattacher aux droits d’auteurs de base un avenant basé sur le même pourcentage, arguant des frais (inexistants) liées au livre numérique. Attention, depuis plus de vingt ans, les livres imprimés sont à base de fichiers déjà numérique,. Seule une mise en forme appropriée pour les rendre digestes sur les différents terminaux est à mettre en oeuvre. Enfin, rappel : les frais d’impression, de façonnage, de stockage, de livraisons (oui avec un « s »), de reprise et de mise au pilon sont à extraire du coût de production.


b - tenter de réduire le prix du numérique de -10% à -20% alors que la demande initiée par les usages (aux USA) situe la réduction à au moins -40% du format papier. En-deça, aucune chance de passer en force, personne ne gobera et le téléchargement illégal sera garanti. Rappelons qu’une coopérative existe, viable, en forte expansion et propose 50% des bénéfices au profit des auteurs pour une somme convenablement minorée par rapport au papier. Il convenait d’anticiper. C’est fait. Exemple à répliquer.


1 - Son manque d’intuition l'entraîne à un jugement erroné


À bien y regarder, n'est-il pas, lui le marchand de soupe, accusation qu'il porte envers les acteurs de la filière numérique ? En se défossant et en laissant croire que ces derniers sont les fossoyeurs de la littérature, il obère par là la faculté à tous de bénéficier d'une avancée technologique inéluctable. Car après la musique et le cinéma, pourquoi l'édition s'affranchirait-elle du numérique ? L'industrie des nouvelles technologies y va ; allons-y ensemble... ou restons sur le bord de la route.


De plus à s'insurger contre le téléchargement prévisible si le statu quo se prolonge —car une fois les dispositifs de lecture sur le marché ; rappelons que le coup d'envoi sera pour les fêtes de fin d'année— les consommateurs, une fois en possession des terminaux dédiés (e-readers et tablettes annoncées, car pour l'ordinateur et le smartphone, c'est fait) chercheront imanquablement du contenu pour satisfaire leurs désirs. Qui pourrait le leur reprocher ? Où le trouvera-t-il à votre avis si aucun offre légale en termes de contenu n’est disponible ?


Précisons que les oeuvres non soumises aux droits d’auteur (en France, 70 ans après la mort de l’auteur) sont disponibles gratuitement sur de nombreux sites associatifs. En aucune façon une entreprise n’est habilitée à en faire commerce, aucune.


Oui, Monsieur Gallimard, à défaut de se précipiter chez Google pour négocier, vous risquez précisément l’étouffement et par là même participerez au déclin du rayonnement de la culture française. Se dépêcher est urgent. Si Google part sans nous, son catalogue, sans nous mettra d’emblée le curseur de notre visibilité à la hauteur où nous le positionnerons.


Lundi 9 novembre, le juge fédéral de l’état de New York auditionnera les parties en lice pour le Google Book Settlement. En serez-vous ?

2 - Aujourd'hui il clame haut et fort ce que demain il idolâtrera...


Car évidemment, lorsque le succès viendra (quand ?), Monsieur Gallimard et ses comparses crieront haut et fort que, grâce au numérique... et que c’est une avancée formidable. Euros sonnants et trébuchants auront raison de sa diatribe d’aujourd’hui. A n’en pas douter.


Si je me trompe, prévenez-moi.


* N’étant pas habilité à parler en leur nom, j’inscris les initiales des évangélisateurs et des principaux acteurs du livre numérique en France.

jeudi 29 octobre 2009

Prognostication nouvelle


illustration tirée de la couverture "Nostradamus and his prophecies, by Edgar Leoni, sur Google Search Books


Le titre exact de l'ouvrage " Prognostication nouvelle et prediction portenteuse" nous informe Ouest-France ce jour, sera un des tout premiers ouvrages (unique exemplaire au monde) qui sera numérisé par Google en novembre. Ce livre est conservé à la bibliothèque municipale de Lyon qui a conclu un partenariat avec Google en vue de numériséer de 450.000 à 500.000 titres sur 6 à 10 ans.

Pour en savoir plus, connaître tous les aspects du contrat de partenariat conclu, connaître les points de vue des défenseurs et des opposants à la démarche googlienne, vous reporter en page Culture/Regards (toutes éditions de OF) du jeudi 29 octobre 2009.

Patrick Bazin, directeur de la bibliothèque de Lyon déclare notamment : "Permettre à des lecteurs du XXIe siècle d'accéder à des livres du XVIe siècle, ça ma paraît une une belle façon de démocratiser la culture" : j'adhère à ce propos ; le point de vue de Jean-Noël Janneney, ancien directeur de la BNF délivre un tout autre message...

Au passage, bon anniversaire à internet ; le 29 octobre 1969, le professeur Kleinrock faisait communiquer deux ordinateurs via le réseau (qui n'en n'était pas encore un...). À découvrir également sur la même page du quotidien breton.

mardi 27 octobre 2009

Et peut-être plus de 3 fois moins...


... que ce que le sondage nous indique, nous le rappelle Bruno Rives, ici.

Quant à son aspect (20 modèles suggérés ici), il est également probable que toutes les esquisses soient à côté de la plaque (ou pas...) bien que la proposition d'Adan Benton (solution avec un dock/craddle permettant l'usage d'un clavier pour en faire l'usage d'un laptop me séduise).

D'accord, cette prise de position est carrément tiède... Cependant j'ai vraiment un faible pour le concept du Nook de Barnes&Noble (bi-écran dont un petit LCD) qui a l'inconvénient de consommer une surplus d'énergie non négligeable mais ne sommes nous pas habitués avec l'iPhone à une autonomie réduite ?

Les solutions adossées à un chargeur solaire me semblent une excellente riposte à l'affirmation d'Unberto Eco : sur une île déserte, impossible de consulter un livre électronique (difficile en outre d'échouer par hasard sur une île déserte avec une bibliothèque de 3,650 et quelques ouvrages...) :-)

Unberto —dont personne ne remet en cause le grand talent— nous apprend également qu'il aurait du mal à consulter ledit dispositif électronique dans sa baignoire... tant il est vrai que de nos jours, nous prenons tous des bains... (en lisant la princesse de Clèves ? : ceci semble réservé aux locataires du palais élyséen...)

Quoi qu'il en soit, dès sa sortie, je me jette dessus... comme la ... sur le ...