dimanche 6 décembre 2009
Crea, le think tank de JFK contre la prochaine bulle !
2 Google = 1 Apple
Bruno Racine vs Christine Albanel à la tête de la BNF
samedi 5 décembre 2009
Ben oui, Hadopi est mort-née
Bernard Stiegler, les néo-objets réticulaires
vendredi 4 décembre 2009
Trés haut débit en Cornouaille - 2e rencontre

Petit à petit, le numérique fait son nid
mardi 1 décembre 2009
Fillon + Albanel un duo choc pour couler le livre numérique
dimanche 29 novembre 2009
Tebaldo 13e - le livrel en 2011

C’est le cas notamment de Daï Nippon Printing et Toppan (qui dispose du premier réseau de libraires nipons).
samedi 28 novembre 2009
Jeremy Ettinghausen, digital publisher [SNE : 2/2]

jeudi 26 novembre 2009
SONDAGE nouveau
350 livrels en 3 jours !

Les droits des auteurs à bras le corps ! [SNE : 1/2]
J’organise dans les semaines à venir une série d’événements liés au livre électronique, dans une vingtaine de villes en France et en francophonie.
Merci de répondre au sondage en tête de la colonne de droite. Pour garantir la pertinence de cet événement, merci de répondre « en votre âme et conscience ». Il s’agit d’apporter une réponse à tous ceux qui se posent des questions ou veulent en savoir plus sur le livrel.
C'est à peine croyable et pourtant, c'est vrai, j'y étais (comme prévu) ! Décodage de 30 pages de notes...
Le SNE (Syndicat National de l'Édition, l'association des éditeurs de France) organisait donc les deuxièmes assises du numérique cet après-midi à la maison de la Mutalité, au coeur du 5e arrondissement de Paris.
À la tribune pour introduire les assises : Serge Eyrolles (qui est « intervenu devant une commission de 30 députés » ce matin à l’Assemblée nationale), entouré de Patrick Gambache et Virginie Clayssen, directrice du numérique au sein du SNE.
DROITS DES AUTEURS
Bille en tête, le président annonce que cette fois-ci, c'est la bonne ! On va s'en occuper une fois pour toutes : « Il faut protéger les droits d'auteurs.» C’est dit et enregistré !
OUF, nous attendions tous ça depuis des années. Enfin, le SNE prend conscience que c’est l'axe central de l'avenir face à l'émergence du numérique.
Quoique... quoique... le président ne dit pas la totalité de sa pensée. S'il est bien question (comme certains comme moi au passage de revoir la convention deBerne qui remonte au milieu du XIXe siècle quand même) de s'y intéresser, l'histoire ne dit pas (et je doute que ce soit le cas...) comment vont se répartir les morceaux du gâteau (faisons confiance et prions que ce ne soit pas une tarte à la crème).
GOOGLE — PRIX DE VENTE NUMÉRIQUE vs PRINT — TVA
« Le SNE a rencontré récemment les représentants de Google » . Bien évidemment, les positions divergent, s'opposent... Ça continue de dialoguer, prochain rendez-vous en janvier. Le SNE est escorté dans ses discussions par MM. Racine, Teyssier et Janneney (de la BNF) ; il s’agit de débats purement techniques. On n’en saura pas plus.
En revanche, nos instances nationales se penchent d’ores et déjà sur une question essentielle : » Qu’est-ce que le livre numérique ?» et tous les sujets y affèrent et qui en font, comme le livre papier (print), le même concept, à savoir le même contenu, les mêmes règles, le même prix (comment ça ?), la même TVA. Viennent se greffer la notion de service attaché à l’interactivité, le contenu enrichi (multimédia), bref, la définition du modèle économique (c’est pas gagné...). De l’aveu même de M. Eyrolles et je cite : « On est en plein délire » ... Stockage, main d’œuvre, marketing (tiens, il n’a pas évoqué l’impression ni le façonnage : pliage, assemblage, reliure englobés dans la main d’œuvre...)
On en vient au prix du numérique vs le print. Alors la question est posée : « Est-ce - 60 % (il ne faut pas pousser, quand même) ou - 15 à - 30 % » (on se rapproche du marketing de la demande... sachant qu’in fine on parle plutôt de -10 à -15 %; ce qui à l’évidence est mal barré, les lecteurs vont pas se jeter dessus à ce taux-là...)
Quant à la TVA, la notion de service étant ancrée dans les mœurs, c’est quasi peine perdue, ce sera mission impossible pour faire bouger les lignes... Gros bobo, là!!
Le SNE s’attache à la protection des droits d’auteurs : créativité et droit moral. La rémunération des auteurs est au cœur du dispositif. Pour l'instant, « nous n’avons pas trouvé de solution. » ( Re-aïe...)
Bref, la volonté de s’y attaquer est là, mais sans résultats prévisibles : coup d’épée dans l’eau! Zut, tout va continuer comme avant... Évocation de la possibilité pour les internautes d’une courte citation en précisant que ce n’est pas quantifiable, juste de façon à ne pas dévoiler l’œuvre.
Le syndicat attend avec impatience le verdict de la cour de justice de l’état de New York qui sera prononcé le 18 décembre. «Google est stressé, en l’attente du verdict»...
PLATE-FORME DE DISTRIBUTION
Puis vient la plate-forme commune de distribution. Le président se félicite de la mise en place de portails qu’il faut développer encore, car il faut, dit-il, « une offre très importante » (en termes de volume). « Il faut, ajoute-t-il, se battre pour une plate-forme française » capable de proposer une offre conséquente et pour cela, il faudra investir beaucoup (Combien ? Qui ? Pas précisé.). « C’est essentiel... une question de survie », martèle Serge Eyrolles avec persuasion.
La survie sera au rendez-vous si le gouvernement s’implique pour la numérisation, car le travail à réaliser est phénoménal : 1 million d’ouvrages à scanner (lesquels, de quelles origines, de quelles époques ?) dont les ayants droit peuvent revendiquer rémunération. Pour comparaison, le fond de Gallica 2 représente 15 000 ouvrages. Le boulot est donc phénoménal... coûteux (Google pourrait le faire pour rien, mais bon, cela ne colle pas avec les objectifs contradictoires des protagonistes...)
FINANCEMENT DE LA NUMÉRISATION - RÉPARTITION DES COÛTS
Rappel de Serge Eyrolles : le grand emprunt a budgétisé 4 milliards d’euros pour le volet numérique, Frédéric Mitterrand a chiffré à 750 millions d’euros. Reste l’apport du CNL qui consacre 10 millions d’euros par an dont 1/3 à 1/4 revient aux éditeurs. Les petits éditeurs ne sont pas les oubliés dans l’opération : 40% de la numérisation est à la charge de l’éditeur, 60 % le sont à l’État. Le CNL étudie deux fois par an les candidatures : « il faut déposer des dossiers ».
Dans ces conditions, ça va traîner quelques lustres...
OEUVRES ORPHELINES - OUT OF PRINT
M. Eyrolles n’aime pas la notion d’oeuvres orphelines, bref, le sujet est quand même au menu. Le marché est gigantesque, « ...il y a des dizaines de milliers d’œuvres desquels on n’a pas retrouvé traces des ayants droit... ». Nous devons nous y employer et assurer la formation des libraires et éditeurs auc nouveaux comportements et usages induits par le numérique.
Virginie Clayssen précisera toutefois plus tard dans le compte rendu [2/2], à venir, que depuis longtemps (30 ans NDR) la numérisation fait partie intégrante du process de fabrication du print mais, par culture et rejet de la technologie, les acteurs de la chaîne préfèrent en ignorer les arcanes... Il est temps de se réveiller... Les US, le Japon, les pays d'Asie, eux, sont au fait...
Quid de la numérisation, quid de la recherche des ayants droit? Impasse (quasi...). « Face à Google, on est un peu des nains » et pourtant, la France est un pays dynamique, leader en Europe. Il faut « résister aux tsunamis commerciaux » que Google nous oppose. « Nous ne sommes pas d’accord, mais il faut dialoguer avec [le géant de Mountain View] ! »
Quant aux oeuvres épuisées : « il n'y en a plus, n'en parlons pas !» Expéditif...
Et de conclure : « Vive l’écrit ! »
Le président du SNE s’en sort bien, le ton est ferme mais courtois, et les rapports avec Google seront tendus, mais la volonté de dialogue des deux côtés existe. Globalement, le sentiment que le syndicat se bouge est patent (c’est épatant).
Dès lors, on peut penser que le SNE a parcouru en quelques mois un chemin impressionnant, que ses positions ne sont plus celles qu’il avançait jusque là et encore tout récemment. Double salto arrière ? La filière semble vouloir prendre le taureau par les cormes et s'atteler à l'ouvrage. C'est une excellente nouvelle.
Il faudra rester vigilants, mais on peut mettre au crédit de son président une très bonne prestation et enfin une volonté de prendre le dossier à bras le corps. Je vote pour, mais ce n’est pas un blanc-seing.
Rendez-vous est pris pour les prochaines assises en mars dans la cadre du Salon du Livre (il existera bien, donc).
mercredi 25 novembre 2009
Tablettes / livrels selon Engadget

Plumetis de glace sur Enceladus

dimanche 15 novembre 2009
iPetals: chargeur solaire et dock iPhone

samedi 14 novembre 2009
Lanfeust : 4,90€ (numérique) vs 13,50€ (papier)

jeudi 12 novembre 2009
À Garance (du Rouard de Quierzy)

mardi 10 novembre 2009
Chope la soupape, c'est bath*

Hé ben dis donc, ça s’arrange pas. Qu’est-ce qu’ils peuvent nous raconter comme sornettes les journalistes !!!
Ça y est, Slate embraye et part en life, un dérapage incontrôlé sur fond de livre électronique.
C’est pas croyable le nombre d’inepties que l’on peut lire ça et là (surtout là) dans la presse ... Horrible.
Ylan de Raspide (bel anagramme, ma foi...) est un éditeur et il assène des vérités vertes et pas mûres
C’est parti. Faut s’accrocher, c’est du lourd ; je cite :
« Les éditeurs prennent le livre électronique très au sérieux, peut-être suite à l'expérience des majors du disque »
Ah bon, non on ne l’avait pas encore fait celle-là... les éditeurs ... très au sérieux : ça se saurait. ; je continue :
« avec une foi 2.0 » : mais bien sûr, tu colles un 2.0 dans un papier et là, coco tu fais de l’audience. C’est quoi la foi ??? La foi 2.0, on atteint des sommets... ; ensuite :
« Le livre se définit comme un ensemble de feuilles, rassemblées en cahiers, portant des signes, et destiné à être lu » Hou la la, faut que j'retourne à l'école... ; et puis :
« Cette loi, [Lang] qui a permis à un réseau de librairies indépendantes de résister face aux grandes surfaces du livre (Fnac, Virgin, Leclerc) est la garante d'une diversité de l'offre culturelle ». Je reste bouche bée : les libraires ont résisté à quoi ??? La loi Lang favorise la diversité culturelle ??? Faut nous expliquer, je dois vivre sur une autre planète à coup sûr, mais ce n’est pas fini :
« Bien entendu, ces textes lui seront proposés à des prix qui dépendront non des éditeurs, mais des revendeurs! Adieu le prix unique! ».
J’en ai assez lu, STOP.
Demandez plutôt à Charles Kermarec qui fixe les prix des livres, il doit le savoir, c’est le plus grand libraire de l’Ouest... et il dénonce sur son blog, Au delà de cette limite, ici l a chose suivante :
« Accordez vos actes avec vos discours. Les libraires ne mourront certes pas de perdre leur temps et leur argent à vendre des e-books. Mais les conditions des contrats de vente de e-books que vous avez écrites sont des conditions qui, d’une part, nient la qualité de libraire, et qui, d’autre part, les ravalent au rang de larbins sous-prolétarisés. »
Si c'est pas un SOS, c'est... un sacré coup de gueule. À qui croyez vous que Charles Kermarec faisait allusion ? Bingo, aux éditeurs.
Mais il est vrai que Dialogues est situé près des Abers, une contrée loin de la capitale (4 h 30 via TGV, c’est plus loin que Marseille...) Alors là, y a joker, c’est plus en France... Enfin, ça va pas dansle sens du monsieur au bel anagramme...
Ensuite quelques évidences émanant du SNE (syndicat national de l'édition) qui tout de go, citant une étude de Carbone 4 commanditée par Hachette, c’est dire si c’est crédible : tu vois le truc : Hachette commandite une étude (il est où le lien pour consulter l’étude ???) et nous déclare un tissu de contre-vérité sur le bilan carbone (y compris les émissions de GES pour déplacer les troncs d’arbres d’Amazonie en Autriche ; Ah zut, on avait oublié).
C’est un peu comme le sondage d’Ipsos Media CT commandité par le Ministère de la Culture AVANT la loi Hadopi qui conclut tout l’opposé de l’argumentaire bâti anéfé par la ministre de tutelle pour nous faire avaler des couleuvres du diamètre d’un anaconda amazonien.
De grâce, M. Colombani, un peu plus de rigueur...
Je vous invite à vous plonger dans la lecture de la plus grosse farce écrite jusqu’à présent (et on n’a pas tout lu, attendons-nous au pire...) sur le splendide site de Slate, là.
Ça me file un sacré coup de bourdon cette histoire. Des fois, je me dis que tout compte fait, se retrouver décapité, gisant sur un établi, baignant dans son hémoglobine (ça, ça doit plaire à Samir), c’est un luxe qui n’est pas donné à tout le monde, à lire Le Roman d’Arnaud, pages 26-27... J'exulte !
* Le titre ? J'aime bien cette phrase d'Higelin et c'est pas plus bête que "Slate dérape"...
vendredi 6 novembre 2009
Exquis réquisitoire (de Fortune) sur Steve (Jobs)

Steven Paul Jobs est avant tout, un être d'exception qui traverse les décennies en traçant un sillon dans lequel ses suiveurs (les entreprises informatiques de la Silicon Valley, aux portes de San Francisco, en Californie) s'empressent de planter leurs graines avec l'espoir d'en tirer profit. 33 ans que ça dure...
Pour autant, avons-nous compris quel sillage il trace et où il va, où il nous conduit ?
La dernière livraison de Fortune, dans son classement annuel des 500 plus grandes entreprises US, fait la une sur un titre élogieux : Steve Jobs CEO (P-D. G.) de la décennie, rien de moins ! (les esthètes apprécieront au passage une composition typographique harmonieuse mêlant deux fontes). Quelques sous-titres relevés en une dont : "comment il a changé notre monde". Si ce n'est pas dithyrambique...
Sans vouloir faire de prosélytisme (quoique...) , j'aimerais revenir sur cet hommage rendu par le magazine américain avec pour toile de fond une deuxième réflexion qui, bien sûr est sous-jacente au titre : " Comment il va changer le monde !" car c'est bien de cela qu'il s'agit, aujourd'hui.
Steve Jobs sera-t-il le maître du monde. Non, ce n'est pas son graal ! Il est de toute autre nature et derrière ce visionnaire hors pair, se desine un humaniste exceptionnel.
Si l’obsession qui l'a animé à la création, en 1976 d'Apple computers a été clairement exprimée : "Je veux créer un ordinateur qui soit au service de l'Homme" lui a valu quelques déconvenues (on n'oubliera pas son éviction en 1985 de la société qu'il a fondée...) il lui a permis en revanche de se "refaire". Selon ses dires, son éviction lui a été bénéfique (cf le discours aux étudiants de Standford, à visionner sur http://vimeo.com/358828).
Eloigné, blessé, Jobs, dans un sursaut s'est, à l'ombre de Next (système d'exploitation qu'il a créé pendant sa traversée du désert), forgé un tempérament de super winer. Puis il est revenu en 1997, par la grande porte, a fait le ménage, a repris les rennes et a permis à Apple de redécoller après 12 ans à tutoyer le dépôt de bilan, sauvé par une injection de 400 millions de dollars par... Microsoft (qui a ainsi évité de se trouver en position d monopole, il n'y avait pas dans la démarche de Bill Gates d'autre objectif, alors que d'éviter un passage devant la Cour de Justice...)
Après avoir consolidé la seule société au monde qui, dans le domaine informatique, produise à la fois le matériel et le système d'exploitation agrémenté des logiciels optimisés et en phase avec les composants électroniques, il ambitionne d'aller encore de l'avant.
Il s'affranchit de l'étiquette informatique dès le début des années 2000, en transformant l'entreprise en Apple Inc. ; exit le "computers". Jobs s'est alors lancé à la conquête du grand public.
Supplanter Sony, maître incontesté dans le domaine de la musique (Sony vendait des chaînes, des walkmans et... de la musique) n'a pas traîné : en 3 ans, l'iPod et l'iTunes Music Store ont explosé deux générations de mélomanes (plutôt des rockers) habitués aux cassettes, CD. Jobs a institutionnalisé le MP3 (bien que son format "maison" soit le AAC).
En 8 ans d'existence, Apple détient 73% de parts de marché dans la vente de la musique online aux États-Unis... Jobs est passé maître dans l'art de vendre de la musique avec une idée simple : la vente non plus d'un album complet mais d'un morceau de musique à 0,99 cent l'unité. 8 ans, plus de 8 milliards de titres distribués par internet.
Un tsunami : Apple vainqueur de Sony par KO. Sony ne s'en remettra probablement jamais, après avoirt pourtant dominé de pieds en cap une industrie très florissante...
Puis épisode iPhone... là encore, inutile de décrire le succès phénoménal du terminal frappé d’une pomme... Un seul modèle (même forme, mêmes fonctionnalités améliorées) et non pas une gamme de 20, 30 modèles différents... un magasin en ligne pourvu aujourd’hui de plus de 100,000 applications.
Entendons-nous, pour le moment, un titre de livre est considéré comme une application à part entière. Cette logique va rapidement laisser place à une autre notion : la distribution gratuite d’applications permettant d’acheter un contenu payant. La roue tourne, l’affaire se bonifie. Ceci étant valable pour les jeux, l’édition de livrels, etc.
Et nous arrivons aux portes de Noël où, cette année, le livre électronique est promis aux plus belles ventes (3 millions de readers prévus), du contenu à se mettre sous la dent. Vivement la publication du Roman d’Arnaud (en cours de gestation par 3 jeunes auteurs qui s’attaquent à un monument prometteur, une écriture via internet, publiée au jour le jour via Facebook, voir le post précédent).
Un seul absent, un absent de marque : Jobs ne sera pas cette année aux premières loges. Le lecteur tant attendu, souhaité par les aficionados, ne serra, a priori annoncé qu’à la mi-janvier pour une commercialisation au printemps 2010...
Au-delà du symbole de Noël, Steve Jobs avance sur son jeu de Go et encercle un peu plus ses « adversaires ». Le produit et ses fonctionnalités seront exceptionnels, personne n’en doute. Mais, après, que sera le prochain « One more thing ! » ?
Steve Jobs n’a pas la réputation de dévoiler (y compris à ses proches lieutenants) sa stratégies ou les produits en gestation dans les laboratoires de Cupertino. D’aucuns murmurent la vidéo, la TV, ...
On n’a pas fin d’en entendre parler...
Malgré tous les travers que Jobs/Apple sous-entend (bas de laine de plus de 40 milliards $, capitalisation boursière de 147 milliards $ supérieure à un autre géant, Google), force est de constater qu’avec pugnacité et ténacité, le couple charismatique a aujourd’hui toutes les valeurs requises pour en faire le flamboyant étendard d’un humanisme qui annonce le virage vers l’économie du don et du partage.
Rappelons-nous que la santé de Steve Jobs, à deux reprises en 4 ans, a frôlé le pire. Il maîtrise néanmoins de main de maître la situation.
Le sillon est ô combien fertile. Soyons insatiables, soyons fous, à l’image du conseil qu’il nous prodigue en conclusion de son discours de Standford,
jeudi 5 novembre 2009
François enquête sur ma mort et Steph refuse ma requête

mardi 3 novembre 2009
Après Antoine (Gallimard), Serge (Eyrolles) remet le couvert

La mode est décidément aux doubles pages (format obligatoire pour parler livre numérique ?).
Anéfé (coucou, Xtine :-)) la livraison hebdomadaire du 29 octobre de "Le nouvel Économiste" étale sur une surface généreuse un dossier (tel Le Monde ce week-end ) sur... le livre numérique.
En fronton introductif, nous avons : Bibliothèque bleue avec pour illustration le pire des readers jamais vus (genre prototype 1980 et quelques : moche, épais, bardé de boutons, un truc vraiment repoussant, comme pour dire : vous n'allez quand même pas acheter cette horreur, voyez come il est laid...). Ça met dans l'ambiance, d'emblée.
On tourne la page et là, bien calé avec son Kindle, apparaît (tel Steve Jobs dans un de ses mythiques keynotes) ; c'est déjà plus sexy ! D'entrée de jeu c'est déjà moins orienté anti puisqu'on a droit à un éloge et aux vertus du livrel. Bien.
Au passage, clin d'oeil à Steve (Jobs) comme sur tous les articles diffusés ces temps derniers. S’en suivent des détails que nous connaissons tous sur Amazon, Kindle, Wifi, médias, ... Puis Google Books (rien de nouveau, Google est toujours diabolisé...) Ton plutôt positif, moins sulfureux que ce week-end ; on reprend tous les thèmes d'actu : l'arrivée du numérique en 2010, la BNF, Lyon (photo de Patrick Bazin), le coût de la numérisation (entre0,30 et 4 € la page), les relations auteurs/éditeurs, les bibliothèques, prix des liseuses, puis raccord avec un encadré à suivre en haut à droite : Serge Eyrolles.
Notons au passage les assises du livre numérique (pas dit dans le média sus-nommé) organisées par le SNE et donc le président Serge le 25 novembre à la Mutualité : j'y serai ; Virginie Clayssen introduira la commission numérique du SNE à 14 h 15. C’est jusqu’à 18 h. avec des retours d’expériences allemands, anglais et italiens.
Enfin, Serge Eyrolles s'exprime, sort de son silence (on attendait ça...). Mais bon pour annoncer dans un élan de générosité : "A terme je pense toutefois qu'il faudra que l'auteur soit le plus justement rémunéré pour les consultations online de ses ouvrages". J'ai mal lu ? Quid des téléchargement ? Voulait-il parler de la rémunération des oeuvres téléchargées ou seulement celles sui sont consultées online. Mystère et ambiguité. Suivent deux propositions eyrolliennes : forfait ou rémunération à l'acte.
Bizarre, à aucun moment je ne lis une quelconque allusion à un hypothétique dialogue avec les écrivains. Les seigneurs décident. Orthographié « ei » et non « ai ».
Sans doute une interpellation le 25 novembre sera-telle de nature à nous éclaire rpleinement sur cette annonce dont le sensprofond m’échappe.
Enfin pour clore ce panorama, nous retrouvons Alban Cerisier, bras droit d'Antoine Gallimard qui, bien évidemment n'allait pas contredire son boss avec un discours du même tonneau : "Le numérique est très angoissant pour les auteurs et formidablement anxiogène pour les éditeurs (tu parles, Charles) qui sont ceux qui garantissent (SGDG* comme on disait avant) par le contrat que le droit moral des auteurs est respecté.
Fermez le ban, merci surtout d'y avoir pensé...
On peut piocher l'essentiel sur le net Le nouvel Économiste ici ou se fendre de 4 euros pour la version papier que je viens de toper à la maison de la presse centrale au pied des halles.
En prime quelques chiffres repères mais surtout dans les pages à suivre, un bel hommage à la sérendipité, plutôt bien fait, pédagogique, bref de meilleure facture dans son ensemble que la version dominicale du boulevard des Italiens.
Enfin, grâce au numérique, les supports papier se vendent... Cela dit ne serait-ce pour la sérendipité, le click ... and paper (à propos du marketing direct) ou pour la double consacrée à vente.privee.com et la réduction espace-temps chère à mon ami Henry, mes 4 euros me réconcilient avec les rotos.
* expression des années 50-60 : "sans garantie du gouvernement", passée en désuétude, qu'il serait sans doute judicieux de réhabiliter...
Pensée pour Oriane, notre deuxième fille, future archéologue, en études à Montpellier qui fête ses 20 ans ce jour. Ajoutez-y 80 pour un hommage à une vie bien remplie, celle de Claude Levi-Strauss.
dimanche 1 novembre 2009
M. Gallimard se tire une balle dans le pied !

Sur deux points au moins, Antoine Gallimard commet des erreurs et tente —de mauvaise foi— de faire porter le chapeau à ceux qui annoncent l'arrivée du livre numérique.
Lire à ce propos les deux pages consacrées ce weed-end dans Le Monde pages 18 et 19
Visionnaires à juste titre, B.R., F.B., I.A, L.S., H.B., H.G., C.K., O.E., M.D, R.C*, ... et tant d’autres qui en sont les flamboyants émissaires ne sont pas les mercantiles qu’Antoine Gallimard dénonce dans un réquisitoire au vitriol. Il tente de masquer une nouvelle OPA qu’il va certainement mener pour (ce sont des hypothèses probables) :
a- rattacher aux droits d’auteurs de base un avenant basé sur le même pourcentage, arguant des frais (inexistants) liées au livre numérique. Attention, depuis plus de vingt ans, les livres imprimés sont à base de fichiers déjà numérique,. Seule une mise en forme appropriée pour les rendre digestes sur les différents terminaux est à mettre en oeuvre. Enfin, rappel : les frais d’impression, de façonnage, de stockage, de livraisons (oui avec un « s »), de reprise et de mise au pilon sont à extraire du coût de production.
b - tenter de réduire le prix du numérique de -10% à -20% alors que la demande initiée par les usages (aux USA) situe la réduction à au moins -40% du format papier. En-deça, aucune chance de passer en force, personne ne gobera et le téléchargement illégal sera garanti. Rappelons qu’une coopérative existe, viable, en forte expansion et propose 50% des bénéfices au profit des auteurs pour une somme convenablement minorée par rapport au papier. Il convenait d’anticiper. C’est fait. Exemple à répliquer.
1 - Son manque d’intuition l'entraîne à un jugement erroné
À bien y regarder, n'est-il pas, lui le marchand de soupe, accusation qu'il porte envers les acteurs de la filière numérique ? En se défossant et en laissant croire que ces derniers sont les fossoyeurs de la littérature, il obère par là la faculté à tous de bénéficier d'une avancée technologique inéluctable. Car après la musique et le cinéma, pourquoi l'édition s'affranchirait-elle du numérique ? L'industrie des nouvelles technologies y va ; allons-y ensemble... ou restons sur le bord de la route.
De plus à s'insurger contre le téléchargement prévisible si le statu quo se prolonge —car une fois les dispositifs de lecture sur le marché ; rappelons que le coup d'envoi sera pour les fêtes de fin d'année— les consommateurs, une fois en possession des terminaux dédiés (e-readers et tablettes annoncées, car pour l'ordinateur et le smartphone, c'est fait) chercheront imanquablement du contenu pour satisfaire leurs désirs. Qui pourrait le leur reprocher ? Où le trouvera-t-il à votre avis si aucun offre légale en termes de contenu n’est disponible ?
Précisons que les oeuvres non soumises aux droits d’auteur (en France, 70 ans après la mort de l’auteur) sont disponibles gratuitement sur de nombreux sites associatifs. En aucune façon une entreprise n’est habilitée à en faire commerce, aucune.
Oui, Monsieur Gallimard, à défaut de se précipiter chez Google pour négocier, vous risquez précisément l’étouffement et par là même participerez au déclin du rayonnement de la culture française. Se dépêcher est urgent. Si Google part sans nous, son catalogue, sans nous mettra d’emblée le curseur de notre visibilité à la hauteur où nous le positionnerons.
Lundi 9 novembre, le juge fédéral de l’état de New York auditionnera les parties en lice pour le Google Book Settlement. En serez-vous ?
2 - Aujourd'hui il clame haut et fort ce que demain il idolâtrera...
Car évidemment, lorsque le succès viendra (quand ?), Monsieur Gallimard et ses comparses crieront haut et fort que, grâce au numérique... et que c’est une avancée formidable. Euros sonnants et trébuchants auront raison de sa diatribe d’aujourd’hui. A n’en pas douter.
Si je me trompe, prévenez-moi.
* N’étant pas habilité à parler en leur nom, j’inscris les initiales des évangélisateurs et des principaux acteurs du livre numérique en France.
jeudi 29 octobre 2009
Prognostication nouvelle

mardi 27 octobre 2009
Et peut-être plus de 3 fois moins...








