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mercredi 15 septembre 2010

Littérature, culture, même combat !

Le général disait en 1968 : "C'est la chienlit"...
Dans notre littérature, c'est François Rabelais, dans Faits et dits du géant Gargantua et de son fils Pantagruel qui nous en cause préalablement.
Passée cette intro qui n'a rien à voir avec les termes de ce post, j'explique.

Mes longues insomnies, sont exclusivement consacrées à la lecture sur le net, d'articles, de conseils distillés par mes amis Facebook ou des twitterers auxquels je suis abonné... et je  'ai ni le loisir ni l'envie de me poser le derrière sur le sofa à ingurgiter l'audiovisuel, fût-il public ou privé (parce que TF1, c'est mort depuis des années et Arte, n'est pas  compatible avec mes horaires).

Et sur le coup de 01 heure, cette nuit, je tombe sur une invitation de Fred Griot, postée à 913 de ses autres amis à 23h47 sur Facebook, m'invitant à participer à un événement du 16 au 23 septembre. Bien, jusque là tout va bien... mais en creusant un peu plus loin, je découvre un autre événement qui, pour le coup génère une montée d'adrénaline soudaine.

A savoir le 28 septembre de 20 h 30 à 22 h 30 au Dynamo de Pantin (non, c'est pas du foot) une soirée avec projection de film et lecture-perf.
J'aurai bien aimé en être... 28 septembre, Pantin, un mardi.

François Bon en lecture publique à Ouessant (cale princesse 19 août 2010)

Hey, mais ya école demain ! 
Peux pas tout le temps (même jamais du reste) me payer un aller-retour Air France à 600 euros, (si si, c'est le tarif) Quimper/Paris ou Easy-Jet Brest/Paris (à 33 euros, si si, c'est le tarif... mais qui arrive à 20h20 à Roissy...) pour assister à ce genre d'événement...

Bon ben ya qu'à regarder sur le net !
Comment ça, c'est pas diffusé sur le net ? 
Ah ben non, c'est payant, de 8 à 12 euros (c'est donné !)
Oui c'est donné mais a contrario de ce qui se fait de mieux depuis quelques années chez publie.net et chez d'autres plus récemment (numerik:)livre, etc.), c'est pas pour tout le monde.

A quand une diffusion de masse pour non-intellos ?
Oui, parce qu'à l'exemple de ce que nous avons tenté de faire à numér'île, dans le cadre du salon international du livre insulaire mi-août —et avec l'accord de tous les intervenants— tout les débats, lectures, ont été publiés sur internet (ou en cours de l'être), les débats tous diffusés en direct et les retranscriptions non censurées. Gratuitement.

Et comme disait Thierry Crouzet :
"La révolution ne se fera pas à Paris, nous la ferons à Ouessant".
Fermez le ban !
Thierry, si cette révolution nous l'entendions à la culture, aux savoirs et connaissances ???

et là d'un coup je me dis que si un prospectiviste vient à lire ce message, je vais passer un sale quart d'heure :)
.


jeudi 2 septembre 2010

Yal croc-enjambe le Bélial

de g. à dr. : Thierry Crouzet, un petit bout d'Isabelle Crouzet, Sara Doke, Yal Ayerdhal 
sur les quais de Ouessant #numerile

Effet secondaire de l'iode ouessantin (salon international du livre insualaire, #numerile) ou hasard du calendrier ?

Yal dans une envolée spectaculaire tacle en quelques paragraphes bien sentis  l'éditeur Le Bélial qui justifie son nouveau écosystème lié au numérique. Ça décoiffe et c'est surtout bien vu...





01 septembre 2010



Quelque chose comme une lettre ouverte pour l'ouverture de leur plateforme numérique

Donc Le Bélial lance sa plateforme numérique.
Bien.
Innovante.
Ah. Euh… en quoi ?
En 8 points.
Lesquels sont ?

« Tarif intelligent. Les livres numériques du Bélial vous sont proposés allant de 8 à 12 € : un tarif unique, quel que soit le format de fichier et très inférieur à leurs équivalents papier (souvent deux fois moins). »
Là, je bondis de mon fauteuil et je me cogne la tête au plafond. J’ai du mal lire.
Je relis. Eh merde ! C’est bien ça.
8 à 12 € ! Et ce serait très inférieur au prix des livres papier. Ben mon cochon ! Vous avez entendu parler du « poche » ? C’est un format plus petit (10/18, en cm), qui se vend un peu partout et beaucoup mieux que les autres formats… mais alors sacrément mieux ! Vous voulez savoir pourquoi ?
Non, ce n’est pas que les gens manquent de place dans leurs bibliothèques, dans leurs sacs ou dans leurs attachés-cases… encore que, puisqu’on parle de numérique, donc de liseuses, c’est quand même un sacré avantage de voyager léger.
Et ce n’est pas non plus que les lecteurs préfèrent le livre friable au bel ouvrage.
Si le « poche » se vend beaucoup plus que le « grand format » et le « semi poche », c’est parce qu’il est moins cher, souvent trois fois moins. Incroyable, n’est-ce pas ?
Je parle du vrai « poche », évidemment. Pas des éditeurs qui le pratiquent au prix de… au prix de quoi, d’ailleurs ? Des autres activités du lecteur ? De son envie de les pratiquer ? De son garde-manger ?
Parce qu’il y a un truc à savoir : le portefeuille du lecteur n’est pas extensible. D’ailleurs, peut-être que c’est pour ça qu’on vend si peu de livres. Peut-être même que c’est pour ça qu’il existe des bibliothèques et un marché d’occasion florissant. Peut-être même… attention, je vais vous choquer… peut-être même que ce marché d’occasion est le plafond sur lequel il faut que le prix du livre numérique bute.
Pire. C’est au prix d’occasion du « poche » qu’il faut limiter (vers le haut) le prix du livre virtuel. Et je ne parle évidemment pas des ouvrages cotés !
Et c’est mon dernier prix. En tant que lecteur, en tant que consommateur (contraint) et en tant qu’auteur.
Vous avez bien lu.  Je ne veux pas voir mes bouquins en format numérique au-dessus de 2 €, et je suis plutôt partant pour moins (deux fois moins).
Pourquoi ?
Parce que le très immatériel format numérique n’est pas un produit de substitution du très tangible ouvrage papier. Parce que les liseuses on un coût et que leur acquéreur ne doit pas en être le captif mais l’usager. Parce que, en terme de commercialisation, c’est un autre marché, un tout autre, qui se constitue pour l’essentiel aujourd’hui de gens qui ne lisent que très peu ou pas (de romans, par exemple). Parce que c’est l’occasion de toucher ceux que nous ne touchons jamais.
Soixante millions de Français ne m’ont jamais lu. Ne rigolez pas : cinquante millions d’entre eux n’ont jamais lu Werber, Pennac, Grangé, etc. C’est un chouette terrain à défricher, non ? Eh bien, c’est ce que facilite le numérique… à condition de ne pas le soumettre à l’économie des tauliers de l’édition papier et des souteneurs de la diffusion.
J’oublie un détail ? Ah oui. Le piratage. Je lui suis favorable, ne serait-ce que parce que, une fois de plus, mes phrases à la con atteindront quelqu’un que l’économie du livre (beurk) leur barrait, que celui-ci ne piratera pas toute sa vie mais qu’il continuera à lire, que la culture n’est pas… pardon, ne doit pas être un privilège de nantis. Je lui suis favorable, donc, mais on s’en fout. Le piratage prendra des proportions faramineuses si la diffusion numérique du livre se comporte comme la diffusion numérique cinématographique ou musicale. Le vent, et c’est ce qu’est le numérique, ne peut pas se vendre au même tarif que la matière. Inutile que je vous fasse un cours de marketing, d’ailleurs je suis un très mauvais pédagogue et je suis certain que vous savez ce qu’est le prix psychologique. Mais peut-être ignorez-vous qu’on ne le calcule pas avant d’avoir déterminé la, les ou toutes les potentielles cibles commerciales ? Il semble que vous vous limitiez au marché préexistant du « papier ». Il semble aussi que votre opération de lancement ne soit qu’une opération… disons de communication, en tout cas pas une étude. Lapalissade ! Je ne m’efforcerais pas d’en montrer les insuffisances si ce n’était pas le cas.
Voyons les autres points.

« Prix libre. Les prix affichés sont un minimum, mais vous êtes libre d'acheter les livres numériques au prix que vous aurez fixé si vous souhaitez soutenir l'auteur ou la maison d’édition. »
Ben voyons ! Pourquoi ne pas créer une ONG ? Ecrivains et Editeurs Sans Frontières, mais avec pas mal de toupet tout de même.

« Sans DRM. Aujourd’hui, les dispositifs de gestion des droits numériques (DRM) proposés par la plupart des éditeurs punissent moins les pirates – qui n’ont aucun mal à les contourner – que les acheteurs légitimes qui rencontrent de nombreux problèmes techniques. Le Bélial' ne propose que des livres numériques « bio » garantis 100% sans verrouillage pour que vous puissiez les lire aussi facilement que des livres classiques, sur le support de votre choix. »
Amen.

« Facile. Sur la plateforme e-Bélial, vous n’achetez pas un fichier, mais un livre. Une fois dans votre bibliothèque numérique, vous pouvez le télécharger à volonté et dans tous les formats proposés. Pratique si vous perdez le fichier d’origine ou si vous changez de support de lecture. »
Démago, mais bien joué.

« Collectionnez. Vous n’êtes pas prêt à vous passer du papier ? Nous non plus. Achetez un livre du Bélial’ et, pour seulement 2,00 €, téléchargez son équivalent numérique (sur certains titres uniquement) »
Aïe ! Dans son élan, la réclamite aiguë a fourché. Le coût du numérique est inférieur à 2 €. On s’en doutait un petit peu beaucoup, notez, mais c’est intéressant car, et j’y reviendrai plus loin, c’est quoi au juste le prix de revient du numérique ? Et comment le définit-on ?

« Flexible. Créez vos propres recueils en choisissant parmi le fonds du Bélial’ des nouvelles à télécharger à la pièce sans avoir besoin d’acheter un recueil entier. »
Encore heureux ! Et heureusement déjà pratiqué par (presque) tout le monde. Mais à quel prix, au fait ? Je veux dire : proportionnellement au prix du recueil.

« Equitable. Compte tenu des coûts de fabrication et de distribution réduits, Le Bélial' peut reverser jusqu’à 30% du prix de chaque livre numérique vendu à l'auteur. À comparer aux 10% qui sont la norme du marché. »
J’en vois déjà qui tremblent à l’idée des horreurs que je vais de cette plume commettre. Par quoi je commence ?
Ainsi, la norme du marché en matière de droits d’auteur serait à 10 %. J’en connais plus de trente mille qui feraient un infarctus en lisant ça. Ce putain de marché n’a pas de norme ! Que des différences de traitement. Et la moyenne, totalement incalculable pour cause d’opacité, est sûrement loin en dessous de 10 %. La réalité ? 4 à 12 % sur le « poche ». 6 à 15 % sur le « grand format ». Parfois plus, pour les rares best-sellers. Souvent moins pour les nombreux auteurs « jeunesse ». Et 2 % pour les traducteurs.
Le plus facile est digéré ? On jette un oeil à la réversion ?
C’est quoi d’ailleurs cette ineptie ? L’éditeur reverse ? Il est bien charitable ou il se prend pour un fonds de pension ? Vous vexez pas, je pinaille.
Vous avez raison, les coûts de fabrication et de distribution sont réduits, tellement qu’on se demande s’ils sont signifiants.
Sur la fab, qui représente entre 15 et 20 % du prix du livre « papier », il y a un coût en numérique. Sûrement, mais quel est-il au juste ?
Côté mise en format, par exemple, vous connaissez sûrement ça : http://fr.feedbooks.com/
Et il y en a d’autres. Et il y en aura de plus en plus.
Sur la distrib, il y a un… pardon ? La quoi ?
Qui va distribuer quoi, au juste ?
Parlez-moi de diffusion, oui, ça, ça m’intéresse. Prononcez les vilains mots. Détaillez ce que demandent Amazon, la Fnac, Google, Orange etc. pour diffuser des octets par le Net. Montrez l’intérêt des bornes numériques (mdr), justifiez leur existence et leur coût sur le prix du livre. Démontrez que tout ce joli monde est indispensable à la bonne diffusion électronique de l’ouvrage. Mais surtout, surtout, expliquez pourquoi vous avez choisi de rester dans la logique de fonctionnement « papier » plutôt que de développer une logique autre ou de vous inscrire dans l’une de celles qui existent déjà, comme publie.net, numeriklivres etc.
Le numérique est une aubaine. Pour l’auteur, pour l’éditeur, pour le lecteur. Pour la première fois, l’ouvrage littéraire peut se passer des parasites qui, de surcroît, se taillent la part du lion dans l’économie du livre. La diffusion et la distribution représentent 55 % du prix de l’objet livre. Alors quoi ? On prend les mêmes et on recommence ? On s’en invente d’autres ? Pour quel service ? Pas de stock, pas de transport, pas de commerciaux (physiquement, en tout cas).
Alors qu’est-ce qui coince ? Qu’est-ce qui limite les droits d’auteur à 30 % dans votre conception de l’édition numérique, quand d’autres, spécialisés, proposent déjà 50 et même 70 % ?
La diffusion. Toujours la diffusion. Fait chier ! S’il faut, pour l’édition numérique, en passer par une économie, que celle-ci tienne compte de l’écosystème numérique. Moi, je suis en train de devenir écolo.
À 50 % minimum. Ce qui représente 1 € sur un bouquin vendu en numérique à 2 €. Combien d’auteurs touchent 1 € sur la vente d’un de leurs bouquins en poche ? Y en a-t-il sur l’agora ?

« Solidaire. En attendant l’adaptation de la loi Lang au numérique, et pour ne pas léser les libraires qui soutiennent Le Bélial’, nos livres numériques seront proposés au même prix sur e-Bélial’ et sur la plateforme EDEN. N’importe quel libraire pourra ainsi vendre les livres numériques du Bélial’. »
Vous avez peur de perdre le soutien de vos amis libraires pour les ouvrages « papier » ?
En instituant le prix unique du livre (plus ou moins 5%), la loi Lang ne favorise que les gros « libraires », ceux qui peuvent négocier une marge conséquente avec le diffuseur/distributeur. Les autres peinent à obtenir une marge viable.
Comment les libraires diffuseront-ils vos livres numériques et quelle marge allez-vous leur accorder ? Je veux dire : les gros et les petits ?
En tout cas, rassurez-les, ils n’ont pas besoin de se recycler tout de suite. Le livre papier a encore un bel avenir devant lui. Disons le temps d’une génération. Et ce sont surtout les grosses berthas qui vont trinquer. Au fait, pourquoi croyez-vous que les gros bras se démènent tous pour disposer d’une plateforme de diffusion numérique ?

Voilà, j’en ai fini.
Les ventes de liseuses croissent de façon exponentielle, même en France. Au deuxième trimestre 2010, Amazon, le plus gros « libraire » du monde, a vendu plus d’ouvrages au format numérique qu’au format papier. En août, durant le festival littéraire d’Ouessant, plusieurs conférences et débats sur l’édition numérique se sont tenus dans le cadre de Numér’île et ont été relayées en direct sur le Net. J’ai participé à la plupart et j’ai rencontré différents acteurs du numérique (et pas que du monde du livre) qui s’efforcent d’échapper aux logiques « économiques » de l’édition classique. Nous sommes arrivés à la conclusion que non seulement c’était possible, mais que ce n’était pas si compliqué que ça, bien au contraire, à condition de se soustraire au système un peu plus que centenaire (on peut même le faire remonter à l’invention de l’imprimerie) qui dicte les conditions dans lesquelles se propage (mal) la littérature et qui s’auto-entretient.
En lisant la « déclaration d’intention » d’e-Bélial, mon optimisme s’est assombri d’un certain agacement. Peut-être, puisque j’avais tendance à apprécier vos communications autour du livre numérique, parce que j’attendais du Bélial qu’il ait autre chose à proposer que l’ambiguïté des fausses innovations pour un éternel recommencement.
Vous vous trompez de beaucoup d’erreurs, les mecs.

mardi 31 août 2010

#numerile - comme dirait twitter...

la tendresse, moteur de nos bonheurs ouessantins : Thomas et Lise, bénévoles du 12e salon...
Dans un long billet sur son blog, Lorenzo Soccavo pointe les faiblesses du #numerile, alias numér'île (en bas de casse, s'il vous plaît)…

C'est plus facile de séduire les puissants
Lorenzo prend parti et, "le cul entre deux chaises", a du mal à choisir son camp. Position sommes toutes respectable, pourquoi pas ? 

Dans ta tentative de séduction, tu sais, Lorenzo, que dans l'instant ce ne sont pas encore eux qui —non-novateurs de l'univers qui se dessine— mènent le bal. Même s'il sont près à ramasser la mise, celle que les pionniers  façonnent aujourd'hui.

Même si, en embuscade, tu sais quelles sont les positions que t'ont confiés les éditeurs, ceux aux reins solides, tels colosses de Rhodes, près à vaciller du côté de l'obscur des fonds de pensions et autres zactionnaires.

Bon, disons, tu gardes une poire pour la soif. Soit…

Tu pointes la demesure de ce que l'équipe du salon international du livre insulaire (= organisateurs et sa cohorte de bénévoles) construit des mois durant oeuvre à la mise en place.

Mais où as-tu ressenti ça ? Sont-ce les forces telluriques du cromlec'h [cromler] ouessantin au petit matin qui ont réveillé en toi ce fantasme ?

Je voudrais juste pointer le fil rouge de ce que que m'apparaît être cette 12e édition : juste le don et le partage que nous avons voulu mettre en lumière au travers des échanges nourris et constructifs, et du point d'actualité dans la filière en mutation. 

Don et partage, transparence
Notre volonté est d'apporter au plus grand nombre un éclairage et mettre en lumière les écritures et la lecture. Avec  juste des acteurs qui donnent sens à la pensée.

Sur ce point, nous avons balayé de nombreux aspects, cela fera l'objet dans les jours à venir d'une mise en ligne des débats de cette fin août ; c'est en cours, les équipes que tu connais oeuvrent…

Nous avons également souhaité que tout ceci se passe en direct, diffusé avec des moyens incroyablement ténus, mais les prouesses et les promesses sont au rendez-vous, même si quelques passages hachés, mais dans l'ensemble, ils l'ont fait. Et on pourra, sans coupure, tout consulter et juger.

QUI, avant nous avait osé pareille transparence ? 
Ce n'est pourtant pas mystère que personne ne prend ce risque par peur des dérapages, évidemment. Nous avons voulu que la spontanéité soit là. Elle y était.

Alors, quelle démesure ? Ce sont les intervenants, dont tu faisais partie et même si le rôle de "grand témoin" te dérangeait, pourquoi ne pas nous en avoir fait part au préalable?
Tu avais les éléments des semaines avant. C'était à toi de prendre le pouvoir, comme tous ceux qui ont parlé l'ont pris ; tu devais t'approprier l'espace et dire, tu avais le micro et à de nombreuses reprises, François Bon, Thierry Crouzet t'ont donné la possibilité de t'exprimer…
Ton comportement est pour le moins surprenant…

Engendrer des digiborigènes...
Comme si un politique, un État, une République se mettait à accoucher de quoi que ce soit ….ou alors c'est forceps garantis, parce que tu penses que par coercition, les jeunes vont se mettre à coder ???
 Je vis aussi avec des ados …(Cela dit c'est un voeu… pieux, mais pieux…)

Cela est ta vision, doublée d'un inutile et dédié aux puissants appel à un Grenelle ou Hourtin, —qu'importe— du Livre ??? Cette vision t'appartient…

Au début du monde (pen ar bed  = tête de la terre)
Ce petit salon de province, sur un caillou hostile n'intéresse personne dans les ministères où tu penses, ton appel aura quelque écho illusoire (je minore mon propos en soulignant les aides importantes en haut lieu). Personne de là-haut ne vient nous visiter, seuls les acteurs majeurs qui connaissent leur territoire nous honorent, les autres nous ignorent. @mk_n invitée ou d'autres grosses pointures du net (blogs) ont été conviés ("je viendrais si je n'ai rien d'autre à faire" dixit F.E.) en dit long…

Seuls y viennent ceux qui savent que c'est dans ces petits salons bricolés de bric et de broc par des passionnés et de jeunes et talentueuses Liz se défoncent pour, ensemble, être et grandir…

Merci braz 
à tous les Henry Le Bal, François Bon, Thierry Crouzet, Michèle Dreschler, Bruno Rives, Yal Ayerdhal, Gwen Català, Clément Monjou, Arash Derambarsh, Lorenzo Soccavo, Louis Tirilly, Sophie Deniel (ne prends pas ombrage de n'être cité qu'à ce rang, je fais dans un ordre aléatoire)…
… Et dans les coulisses mais tellement actifs Isabelle Crouzet, Sara Doke, Lise Hascoët, Alexis Jaillet, Joachim Bon, Michèle Dujardin, Mathyeu Le Bal, Joëlle Lalbin, Joël Richard, Françoise, Jean-Yves, Jean-Pierre, Alain, Hiette, Martine, Christiane, Annie, Marc, Vincent, Sophie, Maxime, Quentin, Pierre, Luc, Corine, Nolwen, Gurwan, Dupond, Adelaïde (la coquillette) et tout le peuple des oubliés, ceux aussi qui —pour 500 personnes par jour— mijotent des choucroutes de la mer, des silzigs et autres riz sous la motte !

Ils ont donné sans compter, généreusement  leur temps et soutenu ce travail entrepris il y a douze années par une bretonne pugnace, Isabelle Le Bal sans qui tout cela ne serait pas. Ils nous font rêver, ils nous apportent bonheur, sérénité.

Ils nous parlent tous des îles que l'on aime, comme en parlent ceux qui, au fil des ans, en décrivent les beautés.
Le reste n'est que littérature (facile, mais incontournable…)

Ego
Je précise écrire en mon nom, en tant qu'individu m'exprimant sur un blog et non en tant que bénévole du salon, ces propos sont miens et n'ont pas vocation à être la parole de l'association, cela étant dit.

Et…
Mais, Lorenzo, je ne pars pas en guerre, tu n'es pas ma guerre…

.

dimanche 16 août 2009

[J-3] Quizz Numr'île Ouessant

Sonneur de bombarde (le copain du biniou)
Festival de Cornouaille Quimper 2008 - Bagad Kemper
photo jean-lou bourgeon


Bon, on va pas chipoter à une heure près, considérons que nous sommes lundi. C'est fait.
Pour attaquer la dernière ligne droite, 3 jours nous séparent de la séance inaugurale du 11e salon international du livre insulaire (SILI pour les retardataires) qui, rappelons-le sera précédée par un somptueux défilé de Ouessantines en costume, au son des binious, bombardes & C°.
Nous tâcherons de vous faire des compte-rendus en live, un peu comme une keynote de Steve Jobs, mais sans Steve, bien sûr et sans annonce fracassante de dernière heure, pas d'iBiniou, pas d'iGwenn-ha-Du non plus [gwenn = blanc, du = noir : les 2 couleurs du drapeau breton avec ses (combien ?) hermines], c'est certain, mais pas un scoop pour autant.

Donc c'est parti pour le quizz et donc un superbe T-shirt officiel du SILI à gagner . YES pour le premier qui répond. Mais ATTENTION, ceux qui ont un prénom qui commence par Gwenn, n'ont pas le droit de jouer (trop facile) et du reste idem pour ceux dont le prénom commence aussi par Du (plus facile, ce n'est pas un prénom). Bien sûr, les membres de Cali ne sont pas éligibles au cadeau.
Voilà, mais au départ, le quizz c'était pour la question suivante, donc on annule la précédente. On recommence tout.

Question : je mesure 12 mètres de long, je pèse à moi tout seul 4 tonnes et autour de moi s'enroule 30 tonnes. Qui suis-je.

C'est clair, ça c'est une vraie question. En même temps, elle est pas facile et pour autant le cadeau c'est toujours un T-shirt, mais celui là, c'est un collector, il a une valeur i-nes-ti-ma-ble. C'est le t-shirt officiel du SILI. Non, on ne montre pas la photo, c'est surprise...

mardi 11 août 2009

J-8,5 (!) - Pourquoi numer'île à Ouessant ?




L’histoire a donc commencé en fin de dixième (SILI, en août 08, donc). Bruno Rives nous avait présenté les merveilleux lecteurs numériques d’alors. 


Depuis, ils ont évolué, le Kindle2, puis le DX sont apparus avec les PRS 505 et le 700 de Sony, mais tout ça est plutôt concentré du côté de la 5th Avenue, très peu sur les Champs-Elysées et très confidentiel hors US.


Nous avons tous étés bluffés par les lecteurs numérique, leur parfaite lisibilité quelles que soient les conditions d’éclairage. Une seule ombre, de taille, au tableau : l’encre électronique (e-ink) est désespérément monochrome, noire...


Pour lire un roman, un polar, voire un article de presse, no problem. Quand on aborde la lecture de magazines, d’ouvrages scientifiques avec de superbes (?) camemberts —pas sûr qu’ils soient souvent superbes, mais bon... -:))— l’affaire se corse, évidemment.


Pendant l’hiver les industriels ont abordé le côté « multicolore » et s’affairent pour décrocher le jackpot... ça viendra vers fin 2010 semble-t-il.


Depuis, beaucoup ont bossé dur : les industriels taïwanais ont mis le paquet, PVI, Plastic Logic, etc. Apple aussi... ses concurrents itou ! Depuis quelques petites semaines (fin juin), l’Hydre refait surface.


Apple serait sur les rangs depuis 5 ans, mais rappelons-le, Apple computers avait sorti «en 1987 le Knowledge Navigator (Navigateur du Savoir). Son idée prend la forme d'un ordinateur portable, avec un grand écran qui se déplie à la manière d'un livre, et doté de reconnaissance vocale, de connexion sans fil et d'assistants capables de s'exprimer grâce à la synthèse vocale. » (lire http://www.aventure-apple.com/flops/newton.html)


22 ans plus tard, il paraît certain que l’ardoise électronique sera à quelques semaines près LE cadeau de Noël 2009 et ce, malgré la récession larvée. Et Apple qui a oublié « computer » sous sa marque... se lance à corps perdu (sans perdre son essence), inexorablement vers l’électronique grand public, pour achever ce que  Sony avait entrepris à la fin des seventies mais n’a pas su mener à terme : être l’acteur incontournable dans le secteur et proposer un nouveau modèle économique bluffant tout en gardant son cap : des produits électroniques au service de l'homme, intuitifs, fonctionnels, élégants, mais surtout pas "low-cost".


Apple est en passe de réussir. Apple a dompté avec brio la téléphonie mobile léthargique, pourtant dominée depuis des décennies par Nokia. Apple sous la houlette de Steve Jobs, fin visionnaire va innover dans le livre numérique. L'ensemble des industriels a gelé toute annonce/sortie d'ardoise numérique, suspendus aux annonces innovantes dans quelques petites semaines de ce que sera le projet de Cupertino... afin de tenter de le cloner !


numér’île donc.

Désireuse d’apporter une réponse pertinente à la problématique des éditeurs et écrivains, des lecteurs résidant en milieu insulaire, Isabelle Le Bal réfléchit à une formule qui pourrait enrichir en termes de propositions le SILI. Que faire pour réduire/compenser les frais inhérents à la production/distribution des livres-objet  quand on est isolé sur une île « ravitaillée » 4 à 6 fois par semestre/an ?


C’est avec Isabelle Aveline, Bruno Rives et les professionnels de la filière que nous réfléchissons à la manière et aux solutions, à notre contribution pour répondre avec pertinence aux défis lancés. Voilà le cadre.


Gwen Català viendra en « renfort » aux fins de nous éclairer sur l’écriture dédiée aux supports numériques, aux usages qu’il en fait, au modèle économique émergent qu’il développe et expérimente avec bonheur depuis quelques semaines. Et si ça marche pour lui, pourquoi alors ne pas « irradier » ailleurs.


C’est le sens premier de ce que nous voulons débattre avec la farouche volonté d’apporter notre pierre à l’édifice... chancelant.  Gardons en tête qu’il est temps d’AGIR, d’agir pour éviter les errements de la musique, pour éviter de SUBIR ce que les politiques veulent nous imposer avec Hadopi et compagnie, par ignorance crasse du dossier, par soucis, hélas, de leurs seuls intérêts.


Parce qu’il est temps de penser autrement : numér’île ! 


[MàJ 6h59] si vous souhaitez affûter vos arguments, en savoir plus sur l'encre, le papier et le livre électroniques, il est essentiel de consulter les liens suivants :

- chez Bruno Rives : son blog - le papier électronique - son Manuzio

- chez Daniel Epelboin : les dessous du livre électronique

- chez Martin Zygmunt : le troisième bastion - Hadopi et la littératoiree-reader : book killer ou book lover (mes 3 éditos et les forums qui en découlent, que j'ai animés cet hiver)

- chez Francis Pisani : un débat sulfureux sur Apple/Google


Quelques heures de lecture pour ne pas" bronzer idiot" (?)