lundi 3 mai 2010

Sous le joug des patrons voraces, ne ployons plus !

Je viens de vivre un week-end exaltant avec mon ami Gwenn et quelques co-voitureurs cueillis ça et là le long d'un périple hexagonal jubilatoire. 

Pensez, nous avons quittés Quimper à 18 heures vendredi pour rentrer au bercail vers 5 h 30 ce lundi matin, après un marathon carbonique de 2513 km… en passant par Toulouse, Balaruc-LesBains (Sète), Montpellier, Gaillargues-Le-Montueux (Nîmes), Lyon, Paris, Rennes…

Mais là n'est pas mon propos. Je retiendrais —aussi— l'histoire improbable narrée par un de mes chers amis croisé ce court week-end.

Il était question de nos environnements professionnels. Il m'a ainsi confié subir un insoutenable assaut permanent dont le plus récent m'a laissé pantois.

Non je n'ai pas été surpris par son récit, nous savons tous que des cadres de l'industrie automobile et des télécommunications subissent de telles pressions… et nous savons comment ces épisodes, souvent,  se terminent, hélas.

Sous couvert d'une activité empreinte d'un engagement éthique et durable, concepts forts prisés notamment en termes de marketing, la PME qui l'emploie, prospère et se développe fortement.

Pourtant confrontée à une concurrence acharnée principalement localisée dans le sud-est, son activité résiste, emporte des marchés et, en quelques années, est devenue un symbole de réussite fièrement exhibée par ses dirigeants.

Tout récemment, alors qu'il peut prétendre —suite à de nombreuses journées, nuits et week-end passés à finaliser des dossiers d'appel d'offres— à récupérer quelques bonnes journées, un des dirigeants du groupe qui alimente mensuellement son compte bancaire lui a refusé une demande d'absence de 72 heures pour assister à une série de conférences  à Paris en fin de cette semaine : la e-paper world à La Villette.

Toujours plus… 
Point de répit…
L'évènement semestriel de la PME approche…
Tout le monde sur le pont (les femmes et les enfants d'(abord…)
Non, c'est hors de question, l'absence est inconcevable
Les bonnes dizaines d'heures, d'efforts, de contribution profitables ont été balayés d'un revers de manche, le chiffre d'affaire en perspective ne supporte aucune dérogation, ainsi soit-il…

…Mon ami préparait son intervention depuis 3 mois en nocturnes… sur ses heures de repos…

Rien n'y fit, ce fut un niet catégorique.

Cette PME que nous devons dénoncer génère une progression à deux chiffre depuis trois ans et a choisi de choyer tout comme il faut ses salariés…

Dénonçons ces rapaces voraces qui maltraitent au quotidien les forces vives que nos politiques appellent de leurs voeux.

Cessons d'être complices des escrocs de la finance. Mettons fin à ce vieux monde poussiéreux, irrespectueux. 

Marre de ces sévices, marre de cette vulgarité, marre des tortionnaires !

Mettons nos énergies pour élever l'Homme bien au-delà des euros ou des dollars.

Au quotidien, dénonçons, c'est notre devoir d'Homme. 

La civilisation du don et du partage est en devenir. 
Nous n'en sommes qu'au balbutiement des prémices du bouillonnement de ce magma magnifique.

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1 commentaires:

αяf a dit…

Bien dit, vive la révolution et le magma frémissant ! :)